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Religieuse défroquée, répertoriée dans les registres de la police et défrayant la chronique scandaleuse du temps, Anne-Marie de Fauque (1720-1773) se signale par une œuvre paradoxale où les romans de type sentimental côtoient les écrits séditieux ou d'actualité. Son intelligence, sa lucidité cynique parfois transparaissent dans les réflexions à la Marivaux dont elle émaille volontiers sa production romanesque, qui, malgré un goût prononcé pour les sentiments extrêmes et les situations scabreuses, se démarque peu, finalement, de la production moyenne contemporaine. Après un départ forcé pour l'Angleterre, elle devient, à l'instar de Mme Leprince de Beaumont, préceptrice auprès d'enfants de bonnes …
Le désir de comparer Octavie Guichard, Mme Belot, présidente Durey de Meinières (1719-1804) et Marie-Catherine Darlus, présidente Thiroux d'Arconville (1720-1805) est né de la surprise devant l'évolution contrastée de leur carrière en leur temps et l'appréciation opposée de leur oeuvre aujourd'hui. Au départ tout semble les rapprocher : contemporaines, elles appartiennent au milieu de la noblesse parlementaire. Attirées par des sujets "masculins" : morale, histoire, elles s'y risquent d'abord par la traduction. Puis, elles oseront "écrire pour soi" : correspondance pour Mme de Meinières, ouvrages d'histoire et mémoires pour Mme d'Arconville. Veuves et n'écrivant plus, elles survivent à la Révolution. …