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Depuis Mme de Lafayette et sa Princesse de Clèves, le portrait peint d'un héros ou d'une héroïne comme élément des épisodes amoureux a fait fortune. Ce motif semble atteindre un paroxysme dans La Nouvelle Héloïse de Rousseau, avant de se modifier dans la première moitié du XIXe siècle, lorsque Stendhal le revisite. Nous nous proposons de dégager les paramètres de l'insertion du motif du portrait peint de l'être aimé dans le roman de Rousseau pour ensuite mieux en observer les mutations dans l'oeuvre romanesque de Stendhal. Plus précisément, puisque les passages se situent, dans les deux cas, au moment d'une …
D'abord envisagés par l'auteur comme un seul roman, Les Portes tournantes et Le Récif du Prince paraissent séparément, avec deux ans d'intervalle, soit en 1984 et en 1986. Or, si les liens tissés entre les deux textes composant ce diptyque semblent évidents à certains égards, notamment celui de la thématique de la famille éclatée, il y a lieu de se demander si cette continuité s'opère aussi dans le cas du traitement donné aux représentations artistiques autres que l'écriture. Nous confronterons donc les deux textes quant à la part accordée à toutes les formes d'art et de spectacle: de la musique …
La première moitié du XIXe siècle français est marquée par maints débats sur les distinctions et les ressemblances entre la littérature et les arts plastiques. Fascinés par la peinture et la sculpture, nombreux sont les romanciers qui font mention d'œuvres d'art au courant de leur récit. Il s'agit alors de désigner avec du texte une représentation qui emploie d'autres signes que ceux de l'écriture. Si cette initiative semble relativement simple pour la plupart des auteurs de l'époque, dont Balzac et Gautier, elle pose problème chez Stendhal. Nous nous proposons d'examiner cette spécificité en deux temps. Nous commencerons par un tour …
Le milieu littéraire français du dix-neuvième siècle a fait de l’image d’Hérodiade un de ses lieux communs. La référence à la reproduction peinte de ce personnage biblique survient avec une fréquence étonnante dans les romans de l’époque. Deux auteurs dominent la première moitié de ce siècle peuvent-ils employer cette même référence picturale tout en produisant des effets très différents? L’analyse comparative des passages renfermant la mention d’Hérodiade dans les romans contemporains de Balzac permettra de détacher deux tendances. D’une part, Balzac cède au topos, et toute ambiguïté dans le lien tissé entre le personnage et son référent peint. L’autre grande …