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Dans le second traité de La connaissance de soi-même, Lamy utilise le point de vue d’un narrateur fictif afin de retracer les étapes logiques et rationnelles de sa découverte des premières vérités de la philosophie cartésienne. Ce «Projet ou Peinture d’un homme lequel lassé de ses incertitudes sur état des âmes après la mort, et sur la nature de son être, cherche à ses délivrer de ses doutes en s’étudiant soi-même, et découvre sans sortir de chez soi des preuves incontestables de son immortalité, la nature de son être et ses principales facultés et propriétés» occupe les 165 premières pages …
On aurait tendance à croire que le pacifisme requiert un angélisme anthropologique. Mais le pacifisme réel est celui qui part du constat d'une nature humaine guerrière et indomptable, et se rend néanmoins capable de justifier dans ce cadre paradoxal non seulement la nécessité de la paix, mais encore sa possibilité effective. Dans la philosophie moderne, Spinoza est l'un des principaux théoriciens d'un tel pacifisme sur des fondements anthropologiques amoraux. Ce texte vise à justifier sa conception, en établissant quelques parallèles avec Hobbes et en soulignant particulièrement le rôle que Spinoza attribue à la démocratie dans la réalisation de la paix.
Dieu, chez Spinoza, est cause : "cause de soi" tout d'abord (Éthique I, Def. 1), affirmation par laquelle Spinoza pose d'emblée la spécificité de sa pensée vis-à-vis des conceptions religieuses admises, "cause immanente mais non transitive de toutes choses" ensuite (Éthique I, prop. 18), théorie qui achève de faire de Spinoza l'auteur d'un panenthéisme qui scandalisa ses contemporains et les générations suivantes. La notion de causalité est donc au coeur des controverses portant sur le Dieu de Spinoza, tant dans l'application de la causalité divine à elle-même, que dans l'immanence de son application aux modes finis. Une étude précise des …