Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Le théologien en travail d'écriture, je le vois bouger en diverses positions, jouer plusieurs coups. Ensemencé par un logos spermatikos, survolé par un souffle génésique, baigné dans les fluides d'une assemblée matricielle. Gros d'une mémoire encore saignante, acteur d'une anamnèse liturgique, il est investi, corps et âme. Lecteur et manducateur des écritures, abeille active dans les rayons de sa littérature, le théologien écrivain est parcouru. Non pas de tremblements, d'agitations, de raidissements dits hystériques. C'est un parcourant. Ayant parcouru tant de fois, étant revenu tant de fois sur les mêmes lieux de son savoir (le sujet supposé savoir), il s'est …
Je travaillerai sur le "parler" comme geste anthropologique (Marcel Jousse, relu et critiqué par Henri Meschonnic) de façon à ouvrir ce qu'on met sous "langage". Il s'agit donc d'un parcours de lectures : 1) Jacques DERRIDA. "Comment ne pas parler : dénégations", Psyché : Inventions de l'autre, Paris, Galilée, 1987; 2) Jacques DERRIDA. Le monolinguisme de l'autre, Paris, Galilée, 1996; 3) M. CALLE-GRUBER. "Le fil de soie", L'animal autobiographique : autour de Jacques Derrida, sous la direction de M.-L. MALLET, Paris, Galilée, 1999; 4) M. C. TAYLOR. Hiding, Chicago, The University of Chicago Press, 1997; 5) C. E. WINQUIST. "Theological …
L'articulation du théologal sur le récit explore comment le théologal s'exprime dans le discours narratif. Le texte examine ce que le discours peut dire de théologal et comment le théologal s'infiltre dans les failles du texte. Il aborde l'expérience hors langage, qui ne trouve pas toujours une expression adéquate dans le langage, et la nécessité de traverser cette expérience par le langage pour la partager. Le langage, bien que poreux, est souvent travaillé par la fonction poétique, mais c'est le récit, dominé par la fonction référentielle, qui intéresse les théologies contemporaines. Ces dernières perçoivent les dimensions mimétiques du récit, risquant …
Qu'est-ce que la théologie peut apprendre de la tentative faite par William James? On y relève des aspects positifs tels que l'écoute des différentes voix, la mise en forme de l'information d'une façon narrative, quasi romanesque. D'autre part, l'insertion de la voix d'un narrateur/commentateur/exégète proche de son sujet et non-indifférent. Quant au contenu et quant à la mise en forme, quels sont ces témoignages d'expériences religieuses rapportés par l'auteur? Enfin, quelle appropriation méthodologique la théologie peut-elle faire de l'expérience tentée par James? Est-ce que la façon de faire des Varieties pourrait être actualisée aujourd'hui pour nous permettre de faire théologie …
Écrire tout l'écran. Le texte à l'écran se présente à première vue comme linéaire, une longue ligne reptilienne que sécrète le curseur. Bien que les bordures de l'écran nous offrent des palettes de ressources, des boutons à presser, des actions à entreprendre, il est rare que l'on échappe à la structure linéaire pour exploiter tout l'espace lumineux. Quand il s'agit d'écrire du texte, l'habitude du clavier/prothèse amplifie et entretient cette approche qui a fait de l'ordinateur une sorte de machine à écrire perfectionnée. La souris ne s'active que comme accessoire, dans les deux sens du substantif (aide) et de l'adjectif …
Une portion dominante de la production contemporaine des biens symboliques adopte le modèle de la production industrielle. Ce modèle impose des contraintes visibles sur les plans de l'encodage. Je retiens trois éléments : la conception sonore des albums (Daniel Lavoie, Paul Piché, Jim Corcoran), les mégaproductions (Jackson, Diane Dufresne) et l'idéologie conservatrice du vedettariat (Céline Dion).