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Depuis que Guillaume a fait la distinction entre prédicatif et transprédicatif, on considère l'auxiliaire comme une partie de discours transprédicative, faisant la contrepartie du verbe. Pourtant l'auxiliaire, formé en chronogénèse, est lui-même un verbe. Par ailleurs, même dématerialisé, l'auxiliaire apporte une matière, minimale bien sûr, sans laquelle il ne ferait pas mot, et, comme tout verbe, il situe cette matière minimale dans le temps. Ne doit-on pas considérer, alors, que l'auxiliaire situe un événement dans le temps, et qu'il ne se distingue des autres verbes que du fait que sa matière est plus abstraite? Cette distinction d'ordre purement lexical est-elle …
Le niveau où intervient la saisie lexicale est le critère qui a amené Gustave Guillaume à proposer une théorie du mot, ou plutôt du vocable, basée sur le nombre d'éléments radicaux intégrés dans l'unité de puissance. Même si Guillaume prend généralement pour acquis que la saisie radicale est le point de départ de l'acte de langage, il y a des indications, ci et là, qu'il la considère, elle aussi, comme le résultat d'une opération, mais d'une opération analytique. À cet égard, le texte suivant (Leçons de linguistique vol. 2, p. 72) est révélateur : ... « dans le mouvement ascendant …
Depuis que des grammairiens s'occupent du signifié, ils essaient de trouver le signifié de base d'un morphème, c'est-à-dire un élément de signification commun à tous les emplois. Ceux qui œuvrent en psychomécanique du langage cherchent le signifié de puissance, c'est-à-dire un signifié qui permet au locuteur de donner au morphème ses divers signifiés d'effet, les diverses façons d'actualiser l'élément commun. Bien distinguer ces deux manières d'approcher le signifié nous permet de mieux apprécier les avantages et les inconvénients de chacune.
Confrontés par le problème de la polysémie, certains linguistes ont rejeté la catégorie de type «classique» ou «aristotélicienne» en faveur de catégorie de type «flou» donnant lieu à une classification non pas fixe mais flottante pour un objet d’expérience donné. Pour expliciter la catégorie floue, on emprunte aux psychologues la notion de «prototype», ce qui permet de postuler des catégories polycentriques constituées de plusieurs prototypes. C’est ainsi qu’ils accommodent non seulement la diversité des manières de désigner un objet d’expérience mais aussi la diversité des sens exprimés par un mot donné. Cette façon de concevoir le signifié d’un mot soulève, …
Afin de confronter le problème posé par la polysémie, plusieurs linguistes font appel à la notion de sens prototypique. Ils proposent des catégories sémantiques sans limites définies, et sans composant sémantique général pour expliquer les résultats de certains tests psychologiques. Cette approche, qui implique un certain type de rapport entre les divers sens d’un mot, sera comparée avec une autre façon de résoudre le problème de la polysémie : la relation entre le signifié de puissance et les signifiés d’effet.
La construction verbale have + participe passé - le problème qu'elle pose - sa place dans le système du verbe anglais - l'explication de certains emplois qui semblent faire exception.