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Dans l'analyse linguistique, la catégorisation se fait principalement sur la base de la syntaxe, qui est directement associée à un statut sémantique. Ainsi, dans (1), (2) et (3), les grammairiens postulent que «lent», «agréable» et «gentil» sont des adjectifs. (1) Pierre est lent (à agir). (2) Ce livre est agréable à lire. (3) Pierre est gentil de nous aider. Il faut pourtant se demander si l'analyse de surface, syntaxique, rend compte de toute la réalité, et s'il n'est pas préférable d'envisager une catégorisation plus profonde d'ordre sémantique et notionnelle. Nous aurions d'un côté, en syntaxe, des adjectifs et des adverbes …
En français vaudois (FV), le pronom "ça" ne se comporte pas comme en français standard (FS). Ainsi, en FV, trouve-t-on des énoncés comme 1) et (2), qui sont grammaticalement opposés au FS, celui-ci rejetant le premier énoncé, mais acceptant le second : (1) On a souvent ça fait. (FV / *FS) (2) Je sais ça, qu’il est parti. (*FV / FS) Cela pose deux problèmes : la source du phénomène et l’explication de son fonctionnement. D’un point de vue diachronique, faut-il y voir l’influence du substrat francoprovençal? En effet, dans cet idiome, le pronom "cein" (ça) peut être utilisé comme …