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Selon le sociologue G. Simmel, les conflits qu'un groupe entretient avec l'extérieur sont souvent un facteur de cohésion interne : ils contribuent à clarifier et à raffermir les relations entre ses membres, à rehausser leur degré d'engagement et à éliminer toute dissension. Simmel estime qu'il est même parfois « politiquement habile », à l'intérieur d'un groupe, « de veiller à ce que l'on ait des ennemis » (Le conflit, Saulxures, Circé, 1992, surtout p. 115-125). L'un des manuscrits de la mer Morte, La Règle de la guerre (1QM) évoque la guerre de la fin des temps entre les « fils …
Dans sa Soziologie de 1908 (chapitre 4), le sociologue Geord Simmel a été le premier à considérer le conflit comme une forme de relation sociale et à examiner les processus de socialisation qu'il met en œuvre. Cet essai est maintenant accessible en français (Le conflit [trad. S. Muller], Saulxures, Circé, 1992), mais sa lecture est déroutante de prime abord : on a le sentiment d'avoir affaire à une méditation dense et nuancée, un peu décousue, truffée d'exemples divers, qui mêle à la sociologie des éléments de philosophie, d'histoire ou de psychologie. L'absence de titres et de sous-titres confirme cette impression. …
Le secret est un élément important de divers types de relations humaines. Dans le domaine religieux ou spirituel, on le retrouve en particulier dans les sociétés initiatiques, où il joue un rôle essentiel. Après avoir précisé les principales caractéristiques des sociétés secrètes initiatiques, on décrit ici brièvement le fonctionnement du secret dans quelques groupes québécois. Sur quoi porte le secret, comment est-il légitimé et maintenu, quelles sont ses fonctions? L'étude de G. Simmel Secret et sociétés secrètes sert de cadre de référence pour l'analyse de documents et d'entretiens avec quelques membres et d'ex-membres de ces sociétés initiatiques. D'après les informations …
Dans la dixième partie de son ouvrage The Tribes of Yahweh (1979), N.K. Gottwald veut montrer la place de la religion dans la société israélite pré-monarchique. Il s'écarte d'abord quelque peu des vues classiques d'historiens bibliques (Bright, Mendenhall, Fohrer) dont les vues lui semblent empreintes d'idéalités méthodologiquement déficientes. Recourant à des modèles sociologiques, il rappelle les opinions de Weber, Durkheim et Marx sur le rapport entre les systèmes sociaux et religieux dans un système d'interaction sociale. Il élabore ensuite sa propre synthèse. La communication consistera en un résumé de la thèse centrale de Gottwald sur l'origine et l'identité d'Israël et …