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L'imprimé, on le sait depuis les travaux de Roger Chartier, vit en partie grâce aux communautés de lecteurs qui se rassemblent autour des textes. Vient d'abord le texte, figé, monumentaliste, validé à jamais (ou presque); viennent ensuite les lecteurs, leurs collèges invisibles. De ce mouvement en deux temps provient l'essentiel de la dynamique de production de nouveaux textes, en recherche comme ailleurs. Et les bibliothèques accumulent strate après strate de cette production. L'avènement du numérique renverse cette hiérarchie et redonne le primat aux lecteurs/auteurs sur les textes. Ceux-ci, à l'instar de ce qui se passait au Moyen-ge, reprennent leur rôle …
Le processus de la recherche passe par un processus de communication où le chercheur est tantôt lecteur et tantôt auteur. La communication scientifique repose sur le passage le plus rapide et le plus efficace possible du chercheur-auteur au chercheur-lecteur. Revues scientifiques, bibliothèques et appareils bibliographiques contribuent au bon fonctionnement de cette circulation. Depuis le XVIIe siècle, l'essentiel de cette communication s'effectue par le truchement de l'imprimé. Institutionnellement, les académies ont été au cœur de ce mouvement, ainsi que les sociétés savantes et, dans une mesure limitée, les éditeurs commerciaux. Au XIXe siècle, la place du monde commercial s'est amplifiée au …