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Les commémorations du 500e anniversaire de « la découverte l’Amérique » en 1992 ont mis en scène et performé une Amérique unifiée par cinq cents ans d’histoire et constituée d’un ensemble de « lieux » (pour reprendre l’idée de Michel de Certeau, 1990) et de frontières en tous genres, la réduisant ainsi à des juxtapositions d’entités nationales ou à des dichotomies telles que centre/périphérie, Nord/Sud, dominants/dominés, Nous/Eux, Ici/Là. Or, dans le cadre de ces commémorations, de nombreuses manifestations se sont avérées être des tactiques efficaces pour déjouer, contester et brouiller les repères stratégiques d’une vision officielle et unidirectionnelle de l’Amérique, …
Comment penser l’unicité de l’Amérique au travers de sa diversité fondamentale? Plusieurs défis épistémologiques et théoriques apparaissent quand nous tentons de faire de l’Amérique un objet d’étude et quand nous questionnons la diversité culturelle propre au continent. Dans quelle mesure l’américanité peut-elle être un outil conceptuel permettant d’aborder la question de l’Autre et de l’appartenance au continent? Cette conception symbolique et discursive peut-elle circuler sans entraves dans la multiplicité des contextes sociaux et culturels de l’Amérique contemporaine? Cette communication explore les possibilités et les limites qu’offre l’américanité en tant que perspective continentale fondée sur des expériences partagées, des histoires comparables …