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La préposition forme avec la désinence casuelle un "morphème synsémantique". Le cas n'a pas en général de valeur propre dans les tours prépositionnels, même quand la préposition peut être suivie de plusieurs cas (in urbem/in urbe) et même lorsque le tour prépositionnel alterne avec le cas seul après des verbes appartenant à des groupes sémantiquement bien délimités (abstinere ab aliqua re/abstinere aliqua re.)
Les causes surnaturelles auxquelles Pindare attribue la victoire aux Jeux sont souvent vagues et impersonnelles. Même quand il fait allusion en ce cas à un dieu personnel, celui-ci reste lointain, il n'intervient pas directement comme le fait Athéna dans le Chant XXIII de l'Iliade. Pour Pindare la présence familière du dieu n'est plus un évènement familier, un fossé s'est creusé entre le dieu et l'homme: celui-ci n'est plus 'divin', l'épiphanie de celui-là n'est que la cause lointaine de la force divine qui coule dans le sang des nobles.
Examen des adjectifs homériques que l'on traduit par 'sombre' ou 'noir'. Chacun d'eux semble avoir sa valeur descriptive propre, néanmoins celle-ci s'efface souvent dans un grand nombre d'emplois communs dont la valeur est plus affective que descriptive. Chez Homère 'le sombre' constitue comme une catégorie affective du sensible.
La divinité chez Pindare ne se manifeste pas uniquement dans la lumière. Les exemples d'épiphanies nocturnes que l'on trouve dans son oeuvre ne s'expliquent que si pour lui le divin peut s'exprimer aussi à travers cette réalité trouble et ambiguë qu'est la nuit, à laquelle est souvent lié, par ailleurs, le thème de la faiblesse de l'homme. Comparaison de ce rôle de la nuit chez Pindare avec sa place dans le culte, la mythologie et la poésie antérieure à Pindare.
M. P. Nilsson, en déclarant: "il est douteux que Pindare ait eu une nature religieuse profonde", oblige la critique à reconsidérer le problème du sentiment religieux chez Pindare. G. Rudberg, qui distingue le Fascinosum et le Tremendum chez Pindare, a indiqué une voie intéressante. Examen, de ce point de vue, du début de la première Pythique.