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Après un exposé des concepts de substrat et de superstrat, l'auteur se propose de discuter, à l'aide de quelques exemples concrets tirés de l'histoire des langues romanes et plus spécialement de celle du français, les principes méthodologiques qu'il y a lieu d'appliquer à l'étude des faits de substrat et de superstrat linguistiques.
L'auteur examinera un certain nombre de faits typiques de la prononciation française au Canada et essaiera d'en démontrer les causes physiologiques, ainsi que le caractère général par rapport aux tendances articulatoires du français. Il s'attachera plus spécialement à deux problèmes: jusqu'à quel point la prononciation franco-canadienne peut-elle être considérée comme influencée par l'anglo-américain d'une part, et par la "mollesse articulatoire" d'autre part.
Les variations de l'énergie musculaire produisent des modifications articulatoires qui peuvent aboutir à des changements phonétiques considérables. Dans l'évolution du latin au français, certaines périodes sont ainsi marquées par des changements dus à la force articulatoire, tandis qu'à d'autres époques, les changements caractéristiques proviennent essentiellement de la dysfonction neuro-musculaire et de l'affaiblissement des mouvements organiques. Cette périodicité semble correspondre à des événements extralinguistiques, d'ordre historique et économique, et refléter tantôt un fonctionnement correct des circuits neuro-musculaires, tantôt une diminution de l'état fonctionnel des muscles dans la masse des sujets parlants.