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En philosophie de l'environnement, les éthiques écocentrées (Callicott 1985, 1995; Rolston 1988), dépendent fondamentalement du concept de fonction écologique pour établir des critères de respect des écosystèmes. Autrement dit, les intérêtsécologiques des écosystèmes doivent pouvoir s'énoncer en termes fonctionnels afin de revêtir une dimension morale pratique. Cherchant à définir l'idée de fonction écologique, l'approche organisationnelle des fonctions écologiques (Nunes-Neto, Moreno, El-Hani 2014) est une réponse aux limites des approches étiologique (Wright 1973; Neander 1991) et systémique (Cummins 1975) en ce domaine. Néanmoins, une approche organisationnelle des fonctions écologiques semble incapable d'intégrer la propriété de résilience (sensu Holling1973,1996) des écosystèmes. Or, …
Pour Norton (1994), l'intégration fonctionnelle des écosystèmes justifie une «hypothèse de convergence » entre les intérêts humains et les intérêts des écosystèmes (Norton 1994). A partir de travaux en écologie des communautés et des écosystèmes sur les différents types de relations biologiques et écologiques présentes dans la nature (par ex. : Paine 1966, 1969 ; Maser, Guichard et McCann 2007), il sera démontré que :(i)au niveau théorique, l'intégration des écosystèmes ne suffit pas à justifier l'hypothèse deconvergence entre les intérêts de ces derniers et les intérêts humains.(ii)au niveau empirique, il existe des cas paradigmatique de tensions entre intérêts humains et …