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L’une des grandes catégories historiographiques au 18e siècle est celle de leibniziano-wolffisme qui exprime une synthèse entre les pensées de Leibniz et Wolff. Le terme aurait été forgé en 1724 par Franz Budde dans le but d’en critiquer le contenu. Il fut cependant récupéré ultérieurement par des partisans de ce mouvement, comme Georg Volckmar Hartmann qui en fait d’ailleurs l’histoire en 1737. Cette catégorie est cependant surtout connue par l’usage que des penseurs plus tardifs des Lumières en font, au premier rang duquel se trouve Kant, mais aussi par la place qu’elle occupe au sein de l’historiographie sur l’époque moderne …
Les lettres de Leibniz à Clarke font partie du tout dernier corpus leibnizien, la dernière réponse ayant été rédigée en août 1716. Le contexte y est grandement polémique, puisqu’il s’agit d’une confrontation entre deux pensées dominantes du début du 18e siècle, celle de Leibniz et celle de Newton, défendue en l’occurrence par Clarke. La correspondance porte en bonne partie sur les principes métaphysiques, en particulier sur la nature de l’espace et du temps. La plupart des commentateurs ont interprété les positions de Leibniz comme constituant la dernière version d’un système longuement muri et dont il se sert pour réfuter les …
Au 18e siècle, plusieurs philosophes utilisent l'argument de Locke pour expliquer l'origine de notre représentation de l'espace, fondé sur la sensation. Locke affirme que l'idée d'espace est simple et obtenue par la vue et le toucher. Par conséquent, l'espace serait distinct du corps, lequel possède nécessairement de l'inertie et de l'impénétrabilité. Par exemple, Lambert maintient dans le Neues Organon que l'espace est perçu dans la sensation comme notion simple et intuitive. Ainsi, il est d'accord avec Locke pour dire que l'espace est donné directement dans l'expérience sensible. Dans les Réflexions sur l'espace et le temps, Euler donne toutefois une autre …
Lambert est l'un des premiers théoriciens de la connaissance à tenter d'appliquer la méthode géométrique dans le domaine des sciences empiriques. Dans le Neues Organon de 1764, il entend montrer la fécondité des critères d'analyse et de synthèse dans l'organisation et la découverte de vérités a posteriori. Contrairement à l'usage qu'on en fait dans les sciences formelles, le recours aux méthodes analytique et synthétique à partir de notions et propositions empiriques ne s'effectue toutefois pas dans un processus de déduction exhaustif. L'un des principaux aspects de cette doctrine est de faire intervenir des hypothèses physiques pour intégrer les connaissances a …