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Pendant la réaction d'alarme, on observe toujours une éosinopénie très marquée; mais on ne connaît pas encore le comportement des éosinophiles au cours d'un stress prolongé. Nos résultats montrent que, chez les cobayes exposés de trois à cinq mois au froid et recevant une quantité d'acide ascorbique normalement suffisante, soit 3 mgs. par jour, le nombre absolu des éosinophiles augmente sensiblement; l'acide ascorbique à forte dose (100 mg. par jour) prévient cette éosinophilie. Les différences observées sont statistiquement significatives.
1) Dans un cas d’exposition de courte durée au froid (72 heures, -3°C.), l'acide ascorbique empêche l'hypertrophie de la surrénale chez le rat, alors que cette hypertrophie se produit normalement chez les témoins. 2) Le même phénomène s'observe et plus nettement encore, chez le rat et le cobaye exposés au froid pendant de longues périodes (8 mois). 3) La résistance et l'acclimatation au froid sont nettement supérieures chez les groupes qui reçoivent le plus d'acide ascorbique, même si la surrénale semble alors moins active.
Chez le rat exposé au froid, il y a une augmentation considérable dans l’excrétion urinaire d’acide ascorbique par rapport aux valeurs obtenues à température normale même si l’exposition au froid dure aussi longtemps que soixante jours. L’ascorbicurie est plus élevée chez les rats qui perdent plus de poids au froid, mais elle est toujours supérieure, même chez les rats en équilibre de poids, pendant toute la durée de l’exposition au froid. Nous avons déjà montré que, dans les mêmes conditions, le taux de l’acide ascorbique augmente en même temps, et de façon notable, dans les organes. Chez le cobaye, au …
Dans des conditions défavorables « stress », la surrénale s’hypertrophie (phénomène facilement décelable par l’augmentation du poids de l’organe) et plusieurs auteurs admettent que cette hypertrophie correspond à une activité accrue du cortex surrénal et conséquemment à une augmentation de résistance vis-à-vis des agents endommageants. Nous avons déjà montré qu’il existe une relation directe entre la teneur en acide ascorbique de la surrénale et l’acclimatation au froid, et nous nous sommes demandé si l’hypertrophie de la surrénale, normalement observée dans les cas d’exposition au froid (expositions de courte ou de longue durée), était augmentée ou non sous l’influence d’un apport …
L'hyperglycémie est plus marquée, et dure beaucoup plus longtemps, chez les groupes recevant moins d'acide ascorbique au froid.
Nous avons réussi à démontrer que la résistance des cobayes au froid (mesurée par la survie) est vraiment fonction directe de la dose d’acide ascorbique qu’ils reçoivent chaque jour (du moins jusqu’à un maximum, d’ailleurs très élevé), et que l’acclimatation (mesurée par la courbe de poids) suit la même loi; en un mot, les cobayes ne s’acclimatent au froid que si on réussit à maintenir dans leurs tissus un niveau d’acide ascorbique au moins aussi élevé qu’à température normale, et ce résultat n’est atteint qu’en donnant à ces animaux, au froid, des doses massives de cette vitamine.
Des expériences faites sur le rat blanc exposé pendant différentes périodes à des températures variant de 32° à 35°C. (92% d’humidité) démontrent que les mécanismes physiologiques en jeu dans l’acclimatation à la chaleur sont différents de ceux du froid: nous avons été incapables du moins de déceler une augmentation quelconque en acide ascorbique dans les tissus du rat blanc exposé à la chaleur humide, et ceci sur une cinquantaine de sujets soumis à l’expérience pendant des périodes allant de deux à cinq mois; dans toutes ces expériences, le poids des animaux augmentait régulièrement, signe de leur acclimatation à ces températures …