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Le cas des psychopathes peut nous en apprendre beaucoup sur l'éthique, en ce sens qu'ils en semblent totalement privés. Pourquoi ? Il existe plusieurs hypothèses. L'hypothèse du manque de peur n'est pas concluante, parce que notre éducation morale semble passer plutôt par l'induction que par la menace et la peur. L'hypothèse de l'irrationalité pratique ne permet pas de comprendre comment, par exemple, l'impulsivité expliquerait l'immoralité ou l'amoralité. Une des hypothèses les plus adoptées est que c'est leur manque d'empathie qui explique le problème. L'empathie aurait-elle un rôle éthique à jouer fondamental ? On peut penser qu'elle est à l'origine de …
Il est possible de soutenir une théorie des émotions inspirée de la théorie du neurologue Damasio, où les émotions sont des représentations mentales accompagnées de sensations corporelles. La définition est ainsi somatico-cognitive. Elle nous permet sous cette forme de donner une définition claire de l'empathie, qui est alors une représentation mentale du point de vue d'autrui, accompagnée de sensations corporelles. La part somatique de l'émotion, les sensations, expliquent que ces dernières nous motivent viscéralement ; ainsi l'empathie va-t-elle également nous motiver. Or cette dernière « promeut l’expérience sentie de l’égalité dans l’humanité commune» avec autrui, comme le dit Blum (1981, …
Il semble que l’éthique soit un élément de cohésion sociale. Pour vivre en société, il semble qu’il faille mettre en avant le bien collectif. Celui-ci peut l’être, que ce soit sous la forme de devoirs, de calculs conséquentialistes ou de possession de vertus, permettant à la communauté de perdurer. Il existe également, il est vrai, d’autres règles que les règles éthiques, les règles conventionnelles, d’une part, et les règles politiques. Mais il semble que les premières ne permettent qu’une cohésion mineure et que les secondes tâchent de fonctionner selon le modèle des règles morales. C’est pourquoi je mettrais l’éthique au …
Les théories cognitives des émotions cherchent à revaloriser ces dernières en les présentant comme le fait d’entretenir une proposition axiologique à l’esprit, éventuellement accompagnée de sensations physiologiques. Mais ces conceptions ont du mal à répondre à certaines objections fortes, comme les émotions des nouveaux-nés et des animaux ou les émotions irrationelles. En effet, si l'émotion est le fait d'entretenir une proposition axiologique à l'esprit, on peut se demander en particulier comment les animaux et les nouveaux-nées peuvent bien ressentir des émotions qui impliqueraient l'entretien de concepts axiologiques qu'ils ne semblent pas pouvoir posséder. D'autres arguments seront évoqués, comme le fait …
Il est difficile de défendre le réalisme moral. Il passe par le cognitivisme, qui est l’affirmation que les jugements moraux ont des valeurs de vérité. Il est de plus l’affirmation de la réalité des élements de la moralité, qu’il s’agisse de vérités, principes ou valeurs. Pourquoi défendre le réalisme moral ? Parce que cela reviendrait à considérer que les nazis commettent réellement une erreur. Le relativisme nierait ce fait, qu’il semble bon de défendre. Je me propose de soutenir une théorie réaliste incarnée, sur la base de Wiggins quant aux traits dépendants de réponse des choses morales, et de Uexkull …