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Pour approcher l’être paradoxal, multiplicité de multiplicités, qui met en scène le fils d’immigrant en terre d’Amérique, nous tenterons de suivre les chemins croisés d’une herméneutique existentielle et d’une hétérogénéité artistique dans l’œuvre de Joseph Giunta. Inscrivant les marques d’une subjectivité complexe définie par une production plastique paradoxale, le peintre, met en perspective le fractionnement structurant de sa personnalité artistique, en lutte contre toute finitude. Déjouant toute logique rationnelle décelable dans l’oeuvre, Giunta met en scène une poétique du dépassement impossible de la surabondance de l’être, liée aux méandres d’une mémoire plurielle, en particulier dans les figures spatiales de l’abysse …
Nous voulons observer ici les représentations d’une Nature américaine, qui se perpétuent, de Krieghoff à Riopelle, entre des Figures diverses (l’indien, le colon, le coureur des bois, l’animal, etc.) et la suggestion d’un Espace, dans son acception continentale, propre à la réalité québécoise et canadienne. Entre la vision d’un Hollandais émigré au Québec et celle d’un Québécois vivant en France, entre l’art traditionnel figuratif et les abstractions automatistes et post-automatistes, le renversement des valeurs plastiques n’en perpétue pas moins un « sentiment de la Nature » hérité du romantisme européen et des thèses rousseauistes du bon sauvage. La Nature québécoise …