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Les réfugiés, comme ceux qui se trouvent sur leur chemin, sont confrontés à des situations limites (persécutions raciales et politiques) qui les différencient des autres immigrants. Le cinéma essaie d’embrasser ces adversités et de représenter leur invisibilité. Les cinéastes abordent diversement la ségrégation et la marginalisation sociale subies ainsi que les ambiguïtés et les incongruités liées au fait d’être ailleurs, privés de leur sens de l’orientation.Dans Montréal la Blanche de Bachir Bensaddek, un chauffeur de taxi conduit la nuit de Noël, en plein mois du ramadan, sa compatriote algérienne dans laquelle il reconnaitra plus tard son idole de jeunesse. Fuyant …
L'étranger est un des personnages les plus répandus du cinéma qui, en se questionnant sur sa propre condition existentielle, met toutes autres croyances en suspens. L'étranger est selon Julia Kristeva celui qui trouble la transparence, la trace opaque, l'insondable. Mais en faisant l'expérience et en se mettant à l'épreuve dans l'errance, il met aussi l'autre à l'épreuve, et pour celui-ci l'étranger est synonyme d'indésirable, de dérangeant. Il délimite les prises de position historiques-politiques-sociales concrètes sur l'espace de l'étrangeté et une prise de conscience de l'existence de l'« autre ». Par contre, pour Maurice Blanchot c'est la parole qui devient l'espace …
Dans Historias, les histoires n'existent que lorsque l'on se souvient de la réalisatrice brésilienne Julia Murat, une jeune photographe débarque dans une ancienne ville industrielle, où le temps passe si doucement que les visages de ses habitants semblent figés dans le temps banal et ses séquences répétitives. Dans La Donation, du réalisateur québécois Bernard Émond, une médecin généraliste se rend à titre de remplaçante dans une région éloignée de l'Abitibi. Bien que ce soit une situation temporaire, elle s'attache peu à peu à ses patients, en majorité une population vieillissante qui vit dans des conditions précaires, et apprend les détails …
L’esthétique du téléroman n’est qu’apparente dans les films C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée et A casa de Alice de Chico Teixeira. L’univers des personnages ressemble beaucoup à celui que le public québécois et brésilien a l’habitude de côtoyer tous les soirs à la télévision. Les ressemblances ne s’approfondissent pas car le scénario développe d’autres approches et d’autres intrigues, comme l’absence d’un héros et d’un vilain. L’esthétique est plutôt cinématographique, mais encore hors d’une tendance de leur cinéma national. Les cinémas québécois et brésilien ne font pas écho dans ces films, car autant les films de Vallée que de Teixeira apportent d’autres …