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Depuis la Seconde Guerre mondiale, et a fortiori depuis les événements du 11 septembre 2001, nombreux théoriciens ont cherché à conceptualiser l’importance symbolique de l’architecture dans la configuration de la mémoire collective et individuelle. Il s’agit ainsi, pour ces théoriciens, d’évaluer les effets produits par les transformations de la géographie urbaine dans la dialectique oblitération/commémoration du passé. A travers l’étude des représentations de l’architecture, telles qu’elles apparaissent dans le film ''Le Confessionnal'' de Robert Lepage et dans le roman ''Austerlitz'' de W. G. Sebald, il s’agira ici d’étudier comment le discours artistique contemporain permet de récupérer et d’approfondir cette réflexion. …
La présente allocution interrogera la conception de la mémoire et des modalités de sa transmission, telle qu’elle s’inscrit sous l’esthétique du ''Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe'' de l’architecte judeo-américain Peter Eisenman. En concevant ce mémorial – et devant justement produire une forme architecturale appropriée pour conjurer l’oubli et transmettre aux générations suivantes la mémoire de l’holocauste – Eisenman a en effet cherché à redéfinir le rapport au passé qui s’établit par l’architecture commémorative et tenté d’attribuer une forme particulière à la mémoire du génocide juif. Or, tel que je chercherai à le démontrer, ce rapport s’établirait, pour Eisenman, non pas …
Chronotope de la littérature romantique, la figure de la cathédrale y servait à la description d’espaces in-humains ou extra-humains, où les champs lexicaux du monstrueux et de la mort s’entremêlaient à ceux de la transcendance et du sacré. Ainsi, alors qu’Hugo en faisait la demeure d’un être hideux, Chateaubriand et Brentano utilisaient la comparaison avec la figure de la cathédrale afin d’intégrer l’espace naturel dans l’espace divin. S’y inscrivait également – voire invariablement – la nostalgie d’un passé idéalisé. À première vue, le roman ''El siglo de las luces'' (1962) de l’écrivain cubain Alejo Carpentier semble récupérer le discours thématique …