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La communication et le langage sont des axes essentiels du développement d’un individu (Virole, 2006). Les personnes sourdes et malentendantes se retrouvent fréquemment parmi celles qui manifestent des difficultés à interagir avec autrui et à s’intégrer à la société (Grosbois et Le Pellec, 2004). Si l’intégration scolaire des élèves handicapés a fait l’objet de plusieurs études, peu d’entre elles se sont intéressées à l’intégration d’élèves présentant une déficience auditive. Au Québec, six modes de communication sont utilisés pour favoriser la communication des personnes présentant une déficience auditive : la langue des signes du Québec, l’oralisme, le pidgin, la communication totale, …
Pour les élèves sourds, l’appropriation du code écrit est particulièrement ardue, compte tenu que l’entrée dans l’écrit repose grandement sur les correspondances entre l’écrit et l’oral (Demont et Gombert, 2007). Or, les élèves sourds n’ont qu’un accès réduit à la langue orale. De fait, on explique généralement le retard des sourds à l’écrit par un déficit majeur dans le traitement phonologique de la langue (Musselman, 2000). Ce déficit nuit au développement des connaissances liées à l’orthographe qui est fondée sur la structure segmentale de la langue orale (Catach, 1995). Au Québec, les études portant sur l’écriture chez les sourds ont …