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Selon Mathieu Arsenault (''Le lyrisme à l'époque de son retour'', Nota bene, 2007), la définition du lyrisme contemporain est trop négative, chez des poètes comme Maulpoix, pour prétendre au titre d’avènement actuel dans l’histoire littéraire, parce qu’elle se résume au contre-modèle d’un « mauvais lyrisme » et n’a pour sujet d’énonciation qu’un sujet « virtuel », absent. La présente communication est l’occasion de discuter ces thèses et de proposer une réflexion sur le lyrisme selon une autre perspective que celle du « retour ». Seront ainsi soulignés les aspects « positifs » du lyrisme contemporain, soit l’affectivité lui étant inhérente …
Je propose ici une réflexion sur mon propre cheminement créateur. Je mettrai en relief certains motifs – les miens, pouvant « pousser un écrivain à consacrer des mois à la création d’un monde ». Je mettrai d’abord en lumière les esthétiques littéraires que j’ai privilégiées : si elles diffèrent d’un livre à l’autre, elles s’unifient dans l’esprit d’un projet créateur que je considère comme « projet de vie ». Souvent, ma création poétique origine d’un court-circuit affectif, dans une situation esthétique ou relationnelle « saturée », et traduit l’urgence d’exprimer l’indicible, le non-sens. Pour arriver à penser ce premier temps …
Pour qu’une application herméneutique de l’identité narrative soit possible dans le domaine des études littéraires, il faut élucider une question qui risque d’emblée d’annuler l’efficacité de ce concept, légué par Ricœur. Cette question concerne le flou identitaire de l’identité narrative. À qui renvoie cette identité? Nous verrons que chez Ricœur, l’identité narrative est en premier lieu celle du personnage d’un récit et se développe corrélativement à l’identité du récit. En ce sens, elle est d’abord une « variation imaginative », une médiation. Mais elle est aussi « la sorte d’identité à laquelle un être humain accède grâce à la médiation …
L’œuvre de Christian Bobin se prête particulièrement bien à une herméneutique de l’identité narrative (Ricœur, 1985). De fait, cet outil conceptuel fonctionne au mieux appliqué à des textes revêtant la forme du récit de vie (en l’occurrence, on trouve souvent chez Bobin l’autofiction, l’autobiographie, le journal, la biographie romancée). L’identité narrative, à titre de variation imaginative et de médiation (entre ''idem'' et ''ipse'', entre concordance et discordance, entre personnage et récit, entre monde du texte et monde du lecteur), constitue une sorte de processus temporel au cours duquel l’auteur, le personnage, le récit et le lecteur déploient leur ipséité ensemble …