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Les jets de plasma à pression atmosphérique obtenus à partir d'un arc soufflé sont le siège d'une forte émission de radiation ultraviolet. Des matériaux aussi peu photoémissifs que le platine et le tungstène sont quand même sensibles à cette radiation. L'expérience a démontré qu'une sonde électrostatique peut devenir une photocathode et l'intensité du courant mesuré est inversement proportionnel à la fonction de travail de la substance qui la constitue. L'effet est important puisque ce courant est de l'ordre de grandeur des courants d'ions collectés par la sonde en polarisation négative.
On utilise des sondes électrostatiques pour la mesure de la température et de la densité des électrons dans un plasma gazeux, là où l'émission lumineuse est trop faible pour que les méthodes spectroscopiques puissent être utilisées. Les températures observées se situent entre 3000 et 4500°K pour des densités électroniques de 10^7 à 10^11 électrons/cm3.
Un réacteur constitué par un mélange d'argon et d'hydrogène est analysé au point de vue profil des températures et gradients de concentrations en hydrogène. On utilise la méthode du rayonnement des raies appliquée aux émissions d'argon 4,259 et 6,965 ainsi qu'aux émissions d'hydrogène 4,861 et 6,562 en vue d'obtenir les températures. Les concentrations en hydrogène sont déterminées à partir de la connaissance des températures et des équations classiques de conservation des masses et de neutralité électrique ainsi que des équations décrivant les émissions spectroscopiques. Un tel diagnostic permet de définir des milieux réactionnels à hautes températures pour lesquels les moyens …