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La diphtongue "Moi" [wa]la française du 17e siècle à plusieurs réflexes notoires en français montréalais, qui alternent systématiquement avec le [wa] du français standard, selon le modèle familier des contraintes sociales de Montréal. La disjonction structurelle des formes non-standard remonte directement à une étape particulière du changement historique (ver > vai), que l'on peut situer en France dans la seconde moitié du 17e siècle; mais le modèle des contraintes sociales n'a pas de relation directe avec celles qui s'exerçaient en France aux 17e et 18e siècles. Le modèle montréalais apparaît beaucoup plus moderne : fait d'un véritable superstrat de français …
Les contraintes sur les structures syllabiques varient d'une langue à l'autre. Certaines structures sont probablement universellement défendues (pas de syllabes sans élément "syllabique" voyelle ou autre), tandis que d'autres pourraient bien être universellement admises (le type CV "universel" de Jakobson). En principe, on devrait pouvoir situer tout autre type à l'intérieur de ces deux extrêmes selon sa probabilité de réalisation dans les langues naturelles. Une gamme de normalité ("markedness" au sens de Chomsky-Halle) de ce genre peut déterminer l'opération et la non-opération de certains types de procédés phonologiques, tant sur le plan synchronique que diachronique, et déterminer la probabilité d'application …