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Si Jacques Roger se réclamait explicitement d’une « histoire historienne des sciences » prenant ses distances avec d’une part l’histoire épistémologique de Canguilhem, l’épistémologie historique de Bachelard ou l’archéologie foucaldienne, et d’autre part la microhistoire et l’histoire sociale des sciences, il nous semble, pour reprendre un mot de Jean Gayon, que sa « manière d’aborder l’histoire des sciences » était cependant intrinsèquement philosophique. Nous examinons ici le jeu, ou la tension non résolue, entre histoire et philosophie à partir de l’étude de l’usage raisonné de l’anachronisme dans les écrits de Jacques Roger. Paradoxalement, l’anachronisme n’est pas l’indice d’un présentisme dans …