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Durant le dernier tiers du XIXe siècle, les valeurs biologiques ont envahi peu à peu la culture politique de l’Europe, en s’insérant dans l’esprit des gens et en influençant les perceptions des sociétés et de l’humanité. Sur cette base, le XXe siècle deviendrait l’ère de l’efficacité politique de la biologie, autrement dit, de la politique comme biocybernétique. Il verrait l’avènement de l’ingénierie politique des vérités et des valeurs biologiques, dogmatisées à travers le biologisme. Ainsi, en Allemagne plus que n’importe où ailleurs en Europe, le biologisme deviendrait une puissante idéologie d’État, qui intégrerait et articulerait plusieurs notions autour de l’eugénisme, …
Depuis les débuts de l’époque contemporaine, le concept de peuple a été un enjeu autant de la réflexion philosophique que des sciences humaines émergentes. D’une part, à l’aube de la maturité politique du peuple, on a cherché à en cerner l’idéalité désormais lancée dans l’histoire, à la manière de Jean-Jacques Rousseau. D’autre part, les sciences anthropologiques ont dépouillé le concept de ses prétentions transcendantales a priori, pour l’ancrer dans la réalité des différences ethniques et en faire l’assise des consciences nationales en émergence. Dans ce contexte, le fascisme en Allemagne s’est appuyé sur la genèse de vérités parallèles qui ont …
Le but de cette communication est de réfléchir sur les origines du populisme, dans le contexte de la Russie en particulier, pour mettre en lumière les liens qui relient le populisme aux grands courants idéologiques dont nous sommes aujourd’hui les héritiers. Il s’agira de jeter un peu d’éclairage sur les relations entre le libéralisme, la philosophie des Lumières et les populismes de gauche, au tournant du XXe siècle. L’enjeu consiste en fait à retrouver les sources du populisme moderne, dans ce contexte particulier qui, au siècle des Lumières, a créé les conditions qui ont permis l’entrée du peuple en politique. …
La Shoah, on le sait, a été plus qu’un pogrom meurtrier qu’aurait causé le surgissement anachronique de vieux préjugés antisémites. Dans un contexte événementiel favorable, elle a été la conséquence logique d’un système d’idées multidimensionnel et bien articulé entre ses niveaux ontologique, anthropologique, politique et éthique. Poussée par sa propre logique, l’entreprise génocidaire a cherché non seulement à détruire le peuple juif dans son existence concrète, mais aussi à en supprimer toute mémoire comme ultime trace de l’être. Après 1945, les survivants de la Shoah ont voulu reconduire l’être par la mémoire. C’est dans ce sens que sont apparus progressivement …