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S’il y a bien un temps où le dialogue philosophie-science est appelé à être des plus fructueux, c’est certainement lorsque l’histoire en vient à imposer à une discipline scientifique l’interrogation épistémique de ses propres fondations. En mathématiques, cette opportunité d’une rencontre féconde entre philosophie et science a été occasionnée, entre la fin du XIXe s. et le début des années 1930, par le grand débat fondationnel qu’a suscité la Grundlagenkrise. Ce qu’a révélé cette crise des fondements, c’est qu’à la question épistémologique « quels raisonnements peuvent légitimement mener à des connaissances en mathématiques ? » aucune réponse ne pourrait être …
Il est difficile de ne pas voir dans le concept cartésien d'idea, par cause du tournant subjectiviste qu'il introduisit dans la pensée moderne, le signe d'une rupture vis-à-vis du réalisme médiéval des essentiis de Thomas d'Aquin. Bien que révolutionnaire par ce premier côté, l'ontologie des idées de Descartes ne s'est cependant pas développée sans subir, par un autre côté, l'influence de la métaphysique scolastique de Suárez. Une question se pose alors: la théorie cartésienne des idées est-elle au final tributaire ou non de la philosophie scolastique? Face à ce problème, les commentateurs se sont traditionnellement rangés au côté de l'une …
Avec la révolution cartésienne, le statut ontologique accordé aux idées a subi d'importants changements. Chez Descartes, en effet, toute idée cesse de s'identifier aux formae qui, dans la scolastique thomiste encore, étaient conçues pour exister en dehors du sujet pensant. Désormais, la métaphysique du cogito fera correspondre les idées aux représentations mentales. Assimilées ainsi à des états subjectifs internes à l'esprit, les idées n'existeront plus qu'au sein d'un rapport de dépendance à l'égard de la cogitatio. Mais alors, comment Descartes peut-il faire coexister au sein des idées sensibles la double réalité d'une esse subjective et d'une esse objective? La solution …