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Dans les pays occidentaux, la santé mentale revêt une valeur centrale depuis quelques décennies. L’Organisation mondiale de la santé aura contribué à en élargir la définition en suggérant qu’elle correspond à « un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté » (OMS, 2013, p. 42), et non à l’absence de maladie. Préoccupation des cliniciens, particulièrement des psychiatres et des psychologues, la santé mentale est devenue, dans le cadre de la première vague de coronavirus, un enjeu social particulièrement …
La notion de « santé mentale » est fortement employée au sein de l’appareillage professionnel, institutionnel et légal de la santé publique au Québec, qui a connu un essor important dans la seconde moitié du XXe (Massé, 2003). Dans le discours public, elle est par ailleurs plus répandue. Selon Marcelo Otero (2003), ladite notion ne réfère pas tant à l’absence de maladie qu’à l’appel à développer « un certain potentiel d’adaptation atteignable par un travail du sujet sur lui-même et, le cas échéant, sur son réseau d’appartenance et de soutien » (p. 21). Or, la quête de « santé mentale …
Au Québec, où la Loi sur le patrimoine culturel inclut la notion avancée par l’UNESCO en 2003, dans le cadre de la Convention sur le patrimoine culturel immatériel, le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) œuvre à regrouper les organismes et personnes dédiés aux pratiques culturelles « fondées sur la tradition » (CQPV, 2014, p. 11). Les pratiques qu’il reconnaît comme « patrimoine(s) immatériel(s) » (musique, chanson et danse traditionnelles, notamment) n’ont pas été désignées, hormis la veillée de danse, mais font l’objet de différentes initiatives citoyennes. Cherchant à dépasser le binarisme officiel/officieux qui persiste dans le champ des Heritage …