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Niranjana décrit l’idéologie comme une « confusion de la linguistique avec la réalité naturelle » (de Man in Niranjana 1992, 171). Slavoj Žižek la définit comme un « fantasme inconscient qui structure la réalité sociale » (García et Sánchez 2008). Le « projet scientifique occidental » actuel et sa modernité sont une grossière « simplification » et une « mutilation » de la réalité (Marais 2014, 19), un fantasme, une idéologie. L’État moderne, les prétendues démocraties libérales et la modernité occidentales sont idéologiques. Essentiellement, nous tenterons, dans notre communication, de remettre en question les visions du monde hégémoniques qui construisent …
Dans Le droit de traduire, Salah Basalamah défendait l’idée que « tout est traduction ou rien n’est signe » (Basalamah 2009, 109‑10). Cela semble tout à fait avéré lorsque nous nous penchons sur l’œuvre du poète italien et son travail d’adaptation, qui sera l’objet de notre communication. Au XXe siècle, Pasolini a puisé dans les textes orientaux pour s’attaquer à, pourrait-on dire, un second moyen âge, ce qu’il aura appelé le « fascisme » de la société de consommation (Pier Paolo Pasolini 1975), et ce, de la même manière dont Giordano Bruno, auteur de la Renaissance, s’était inspiré des textes …
Notre travail de recherche s’est appuyé sur les études traductologiques antérieures (Bassnett & Trivedi, 1998) et sur la traduction cannibale telle que théorisée par Haroldo de Campos (Campos & Wolff, 1986). Nous y avons cherché à appliquer les théories de l’anarchisme ontologique (Bey, 1985) à la traduction pour vérifier comment ces dernières contribuent à affranchir l’acte de traduction des contraintes imposées par le système capitaliste, l’État ou toute forme de contrôle et comment elles aident à affranchir le traducteur lui-même dans sa pratique. La traduction comme pratique anti-hégémonique et militante a déjà été explorée par Maria Tymoczko (Tymoczko, 2007, 2010) …