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Considérant que nous sommes au seuil d’une grande transformation des sociétés occidentales condamnées à une descente énergétique et donc à une décroissance économique, l’invention de nouveaux styles de vie plus frugaux pose la question de la temporalité d’une telle transformation. Fi des Révolutions du XXème siècle, de quelle temporalités sera faite la « transition écologique » du XXIème ? Entre crainte dystopique et espoir politique, nous livrerons un état des lieux des forces humaines et matérielles en présence.
Cette communication s'appuie sur un travail de trois ans portant sur le rôle de l'hydrogène dans la « mise en démocratie » de la transition énergétique. L'hydrogène comme capacité́ de stockage chimique d'une énergie électrique potentielle, est à̀ l'origine de questionnement international portant sur sa potentialité́ technique. Mais sont-ils les seuls acteurs concernés ? Des lors, une « société́ de l'hydrogène » peut tout aussi bien s'inscrire dans la continuité́ des rapports technopolitiques institués par le pétrole et le nucléaire, ne laissant aucune capacité́ de choix aux citoyens et aux acteurs locaux. L'hydrogène, en tant que vecteur énergétique extrêmement plastique …
Au sens commun, la notion de risque a fait flores depuis l’émergence des crises environnementales des années 80. Elle s’est tellement répandu dans les usages sociaux (discours, catégorisation, dispositifs) que nous pourrions l’appréhender comme une nouvelle catégorie de perception du réel, une nouvelle catégorie esthétique. Le premier sociologue à instituerle risque comme déterminant des sociétés contemporaine, aussi nommées postindustrielles, fut le sociologue allemand Ulrich Beck dans l’ouvrage intitulé La Société du risque (1986) pour qui « la production sociale de richesses est systématiquement corrélée à la production sociale de risques » (p. 36). Partant du constat de ce que les …
La collapsologie comme discipline scientifique de l’effondrement a remplacé les anciennes eschatologies. Les augures ont cédé la place aux indicateurs de l’anthropocène et les prophètes de malheur, aux lanceurs d’alerte. Curieusement, plus la catastrophe est réelle et moins elle semble imaginable. Cette intervention introductive proposera de replacer, de manière synthétique, à la fois les données du problème (indicateurs de réchauffement climatique et d’érosion des ressources, y compris la biodiversité) et de pointer les limites des approches institutionnelles fondées sur la gestion des risques et les principes de la société assurantielle. Les périls sont, en effet, désormais irréparables et irréversible, ce …
Le changement climatique et l’érosion des ressources physiques et biologiques imposent un tournant dans la conduite des affaires humaines en réintégrant un nouveau déterminisme dans la question politique. Du TINA néolibéral (il n’y a pas d’alternative) de nature purement idéologique, le monde passera à une obligation de décroissante et à une descente énergétique liés à la déplétion des ressources. Faute de pouvoir négocier (un surplus) avec la nature, la voie technique semble être privilégiée pour proposer des alternatives au pétrole (captage de CO2, technologies électriques et de l’hydrogène, « smart cities »…) le plus souvent dans le prolongement des logiques …