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En Algonquin du Nord, dialectes parlés par les communautés de Pikogan (Amos) et du Lac Simon, les phrases enchâssées sont introduites par un "marqueur d'enchâssement"; ce peut être un morphème qui se préfixe au verbe de l'enchâssée, et peut être soit e-, soit ka-. Une hypothèse de départ avait été émise à l'effet que ka- introduisait des relatives ("de façon générale des subordonnées qui dépendent du nom) et e-, des complétives (c'est à dire tous les types d'enchâssées qui dépendent du verbe). Or, on retrouve e- comme introducteur de certaines relatives, et ka- comme introducteur de certains types de complétives. …
Jusqu'à tout dernièrement, toutes nos connaissances du groupe dialectal algonquin venaient des dialectes de l'Algonquin comme ceux de Maniwaki, de Mattawa, de Golden Lake, etc. Depuis deux ans, cet état de fait a changé. Un groupe de recherche de l'UQAM travaille sur quelques dialectes algonquins parlés dans la région de l'Abitibi au Québec: Lac Simon, Grand Lac Victoria, Amos et Senneterre. Ces travaux soulèvent des différences linguistiques assez radicales entre ces dialectes-ci et ceux du Sud. Nous nous proposons de présenter les principales différences entre le parler algonquin de l'Abitibi que nous appelons l'Algonquin du Nord et le reste de …