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Nous voudrions reprendre ici, à propos du langage, la thèse que nous avons développée l'an dernier, à propos de la logique, dans un article sur "La logique et la pensée" (Dialogue vol. XVI no 1, 1977): à savoir que si le langage éclose dans une certaine mesure la forme des choses, il reçoit encore davantage sa forme de la pensée. En un mot, nous voudrions qu'on n'égare plus dans la direction où Chomsky s'est engagé et non l'illusoire où les mots seraient les cadres, mais les structures et les catégories fondamentales de la langue. Il faut se rendre à l'évidence …
L'épistémologie française est souvent tenue, en Amérique, pour peu consistante, ou dépassée. Si on la sauve encore Duhem et Poincaré, si on a adopté Koyré, on oublie Brunschvicg, Meyerson, Bachelard. Nous voudrions observer que l'interprétation fréquente chez eux, presque toujours énoncées avec une clarté supérieure, les idées qui font le renom des épistémologues de l'Amérique tient pour des maîtres, par exemple Hempel ou Toulmin, Kuhn et Feyerabend. Nous le montrerons en particulier en analysant deux textes, l'un de Bachelard, La Valeur inductive de la Relativité, l'autre de Feyerabend: How to be a good empiricist. Il apparaît que le rapport établi …
Frères ennemis, opposés sur tant de points de doctrine et de méthode, l'idéalisme français antérieur à Brunschvicg et le néo-thomisme antérieur à Gilson se sont accordés à le faire de la métaphysique une discipline autonome, indépendante des sciences aussi bien que des religions positives. Cette double tentative a été vite emportée, semble-t-il, par les développements et les crises du XXe siècle. Nous voudrions montrer qu'elle était destinée à échouer précisément parce que la métaphysique ne peut prétendre à l'autonomie. Le sujet humain n'étant pas radicalement séparable de la nature, le concept d'être n'ayant pas de contenu vraiment original et univoque, …