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L'expression "avoir la foi" fait de celle-ci une sorte d'objet capable de combler un manque dont l'individu humain a besoin pour se compléter. Le signifiant "conviction", qui sert à définir la foi, permet certes ce rapprochement avec l'objet et les composantes naturelles du besoin. Nous pensons cependant, qu'en replaçant la conviction au-delà de la demande d'objet, la foi ne s'insère plus dans le manque, mais connote le manque qu'aucun objet ne peut combler.
En nous mettant à l'écoute du sujet qui parle, nous décelons, dans les deux réseaux du signifiant et du signifié, les quatre dimensions constitutives de la structure d'un discours. Deux de ces dimensions s'articulent selon un ordre logique, et donnent ainsi prise, laissées pour compte par le locuteur. À l'aide de deux exemples de discours religieux, l'un de forme obsessionnelle, l'autre de forme hystérique, nous constaterons comment le sujet peut parvenir à régulariser son désir dans un mécanisme de défense qui lui sert, soit à s'échapper à la demande de l'Autre, soit à posséder l'Autre en s'en appropriant le rôle.
Dans le texte des Actes des Apôtres que nous proposons d'analyser, le Saint-Esprit préside à l'ambivalence des sentiments exprimés par deux événements dont les significations s'opposent: d'un côté, celle du sacré qui conduit à la fonction de l'amour; de l'autre celle du sacré qui a pour effet la violence exercée contre Ananie et Saphire. Notre texte permet aussi d'assister au déplacement du désir par inclination aux richesses et particulièrement à l'argent. De cette analyse l'auteur pense pouvoir conclure à l'analogie entre, d'une part l'intolérance violente des membres de la première communauté chrétienne à l'égard de tous ceux qui avaient été …