Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Lorsque des souris reçoivent en injection I.V. une dose appropriée de bacilles tuberculeux H37Rv, elles meurent toutes de 3 semaines à 2 mois 1/2 après l'inoculation. Nous avons déterminé la courbe de létalité pour des souris irradiées par rayons du 60Co, d'un débit de 500R/minute: aucun animal ne meurt après avoir été exposé à 200 R. Si des animaux exposés à cette dose sont ensuite tuberculisés, la mortalité est plus précoce. Le maximum de potentialisation s'observe lorsque l'inoculation suit l'irradiation de 8 à 12 jours; l'aspect anatomo-pathologique des lésions semble aussi modifié.
On peut préparer du vaccin BCG marqué avec une activité spécifique élevée en cultivant le bacille dans un milieu contenant 3H-glycérol ou 3H-L-asparagine. Si le vaccin est administré per os, dans du lait, à des hamsters, on peut suivre son absorption et sa répartition dans les différents organes. 10 minutes après l'ingestion, on trouve déjà de la radioactivité à peu près partout dans l'organisme. Le principal réservoir de bacilles semble être la rate. Par contre, les concentrations radioactives du plasma et du poumon sont toujours parmi les plus faibles.
Le métabolisme du 3H-glycérol et de la 3H-L-asparagine ont été étudiés chez le hamster, après injection I.P. ou administration, dans du lait, par sonde gastrique. La radioactivité a pu être suivie dans 17 organes durant 2 semaines après ingestion, durant plus de 4 semaines après injection. Dans tous les cas, une radioactivité très significative est déjà décelable dans tous les organes après 10 minutes. La concentration de chaque composé varie évidemment beaucoup d'un organe à l'autre et d'après la voie d'administration mais est, en général, maximale de quelques heures à 1 jour après l'administration.
Le bacille tuberculeux (souche BCG), cultivé en milieu synthétique, utilise préférentiellement l'hydrogène de la L-asparagine pour la synthèse des lipides complexes caractéristiques des mycobactéries. Il est ainsi possible de produire des microbes marqués au 3H en les cultivant en présence de 3H-L-asparagine. Le marquage paraît stable et on peut obtenir une activité spécifique élevée: le BCG marqué peut être détecté pendant au moins 3 mois dans les tissus d'un animal inoculé. En comparant le métabolisme de 3H-asparagine et de 3H-BCG injectés I.P., on peut suivre le bacille dans les organes de l'animal infecté durant les premières phases de la tuberculose …
Le bacille tuberculeux (souche B.C.G.) pousse bien sur un milieu de culture où plus de 90% du carbone disponible pour ses synthèses provient du glycérol, le reste venant surtout de la L-asparagine. Nous avons étudié l'absorption par le BCG de 3H- et 14 C-L-asparagine, de 3H-1-, 3H-2-14C-1- et 14C-2-glycérol, ainsi que l'incorporation de 3H et 14C dans les lipides spéciaux qui caractérisent les mycobactéries. La proportion de certaines graisses varie avec l'âge des cultures, de même que les "coefficients d'absorption" de 3H et 14C dans les différentes fractions lipidiques, montrant qu'il s'agit là d'un équilibre dynamique extrêmement complexe.
Du bacille tuberculeux (Souche BCG) marqué au 65Zn a été injecté I.P. à des hamsters et la radio-activité a été mesurée dans 17 organes ou tissus, à des temps s'échelonnant de 10 minutes à 3 mois après l'injection de 3.5 ẃg de bacilles -poids humide- par hamster. Le maximum de radio-activité dans le plasma est déjà atteint 10 minutes après injection I.P.; les microbes envahissent rapidement tous les organes, la radio-activité passant par un maximum, dans la plupart d'entre eux, après 19 heures. Il semble qu'ensuite la plupart des bacilles soient rapidement détruits, notamment dans la rate.
Des groupes de 20 souris furent vaccinées au moyen de doses décroissantes d'anatoxine tétanique standard, puis soumises le même jour à une irradiation totale à l'aide d'un appareil à rayons-X de 250 kv (distance focale: 50 cm., C.D.A.: 1mm Cu). Dix jours plus tard, les souris irradiées furent éprouvées avec 20 mm de toxine tétanique stabilisée, en même temps que des souris normales (non irradiées) également vaccinées. Après 4 jours d'observation des animaux, des lignes de régression furent établies pour les animaux irradiés comparativement aux animaux normaux; la différence dans la résistance spécifique au tétanos peut être ainsi chiffrée quantitativement.
Cinq jours après une irradiation totale dans un irradiateur au Co 60 (doses de 100, 200 et 300 r), des groupes de 10 cobayes normaux furent éprouvés avec une dose de bacilles perfringens lavés qui se révélèrent inoffensives pour l'animal normal non irradié; seuls, les cobayes ayant reçu la dose de 300 r montrèrent une gangrène gazeuse mortelle comparable à celle réalisée chez les animaux normaux avec une dose de bacilles quinze fois plus élevée et qui tue d'ailleurs 100% des animaux inoculés. La maladie de la radiation ainsi réalisée diminue de façon sensible la résistance normale du cobaye au …