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Tout plan d'urbanisme doit s'appuyer sur une étude préalable du milieu physique de l'aire à organiser. Dans cette étude, l'accent sera mis sur certains phénomènes particuliers susceptibles de préciser la localisation des zones dangereuses et des zones préférentielles. Il est bien entendu que ce projet d'étude, réalisé pour la municipalité de New-Richmond, peut s'appliquer avec légères modifications de détail à n'importe qu'elle autre municipalité, quelle que soit sa localisation et quel que soit aussi son milieu physique.
Cet exposé a tout simplement comme but de faire connaître une méthode à la fois simple et efficace, qui permettra aux aménagistes de fractionner une région déterminée en zones homogènes, en sous-zones, en unités d'aménagement et même en unités de mise en valeur. On ne tient évidemment compte ici que des critères physiques.
Des recherches effectuées au cours de l'été dernier sur le plateau côtier de la Baie des Chaleurs, entre les vallées des rivières Matapédia et Grande-Cascapédia, ne permettent pas de conclure à une action glaciaire intense dans cette région. Les dépôts meubles et la topographie incitent plutôt à croire que nous sommes dans un relief de climat chaud très légèrement modifié par l'érosion glaciaire.
La préparation d'un plan directeur d'aménagement régional se fait à partir de recherches poussées, destinées à inventorier à fond les possibilités totales, actuelles et futures, du territoire qu'on veut aménager. Les études géomorphologiques se classent parmi les travaux de base à entreprendre dans toute tentative d'aménagement. Cette carte, construite selon les principes du Centre de Géographie Appliquée de Strasbourg, nous permet de déterminer les principaux paysages géographiques du territoire étudié en plus de nous fournir, sur son état physique, plusieurs détails essentiels à l'aménagement.
La pluralité des stages glaciaires dans la région de Québec est incontestable. Sur la côte de Beaupré, une coupe effectuée dans le terrain aux environs de Saint-Ferréol nous a permis de dénombrer trois séries de dépôts qui correspondent à trois glaciations quaternaires dans cette région.
Au cours de l'hiver 1959-1960, une étude nivométrique a été entreprise sur le bassin de la rivière Sainte-Anne-de-Beaupré. Cette étude a porté sur la densité, la forme des cristaux et les températures de la neige à différentes profondeurs. L'une des conclusions les plus intéressantes de ce travail est celle qui nous permet d'affirmer que l'évaluation classique de la valeur en eau de la neige selon la proportion 10 à 1 ne vaut pas pour cet endroit de la province.