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Cette communication propose de faire le point sur l'avancement des travaux de théorie littéraire sur la littérature envisagée en tant que rite. Les questions soulevées seront les suivantes :historiquement, l'origine de la littérature est cultuelle, donc rituelle : la littérature profane est née d'un mouvement d'émancipation à l'égard de son ancrage initial dans le religieux (Guiderdoni). Reste-t-il quelque chose aujourd'hui de cet ancrage initial dans la liturgie ? Cette question est d'autant plus intéressante à poser en contexte francophone, celle des « bâtards de Voltaire » (Saul).En quoi peut-on considérer la littérature contemporaine comme un « rite profane » (Rivière) …
Si l'on s'accorde sur le fait que le geste anthropologique par excellence est celui d'enterrer lesmorts, qui est une activité rituelle, il faut constater que la littérature l'accompagne invariablement :de la déploration des pleureuses face à la dépouille mortelle dont on ferme les yeux à l'élogefunèbre, en passant par lesRequiem et les Dies irae qui traduisent les sentimentsdes endeuillés confrontés au choc du décès, ou les élégies propres à donner droit à la nostalgie,lesmemento mori et les Tombeaux littéraires qui servent de support à la commémoration positivedu défunt, voire les biographiespost mortem des hommes célèbres, il n'est aucune phase du …