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Dans le post-scriptum à Paroles suffoquées (1987), « Les “mains” d’Antelme », Sarah Kofman insiste pour accompagner la puissante figure nietzschéenne qui éclairait son cheminement jusqu’alors par celle d’Antelme. Témoignant avec une lucidité déconcertante de la souffrance des camps, il appelle à l’inéluctabilité de réaffirmer la vie humaine que la logique hitlérienne mortifère n’est pas arrivée à faire disparaître. Au point de cette rencontre qu’est l’affirmation de la vie, Kofman fait se rejoindre Nietzsche et Antelme (Kofman, 1996, 151). Et c’est dans cet entre-deux qu’il faut chercher la voix de la philosophe, fut-elle la parole muette que ses dessins non …
Nous proposons d'approcher la pensée de l'hospitalité de Jacques Derrida à partir d'une lecture du texte de Freud, Das Unheimliche (1919), traduit par L'inquiétante étrangeté. Tel que le mot allemand l'indique, qui contient à la fois une référence à la maison ou au familier (Heim, heimlich) ainsi qu'à l'étranger, Freud pointe vers l'existence d'une altérité à même l'intimité de la conscience, qui suscite tant l'attrait que la répulsion. Il vient de la sorte contester la précellence de l'unité du moi, montrant que l'autre c'est d'abord l'autre (en) moi. Il nous semble que cette idée d'une « étrange familiarité » au …