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Les rumeurs existent-elles vraiment? La réponse à cette question peu orthodoxe est «Évidemment!», tant le phénomène est familier et proche. Pourtant, une approche critique du phénomène et du concept permettrait d’en douter. Pourquoi? Parce que, contrairement au phénomène (consubstanciel au genre humain!), le concept de rumeur n’existe que depuis peu, inventé au milieu du XXe siècle par quelques chercheurs liés aux forces armées américaines. Parce que les recherches qui s’en sont suivies sont volontiers contradictoires. Parce qu’aucune définition du concept n’est exhaustive, parce que l’objet d’étude est le jouet d’un grand nombre de disciplines (psychologie sociale, psychanalyse, sociologie, ethnologie, histoire). …
La vulgarisation scientifique s'affiche comme outil d'éducation non-formelle (Scheile et Jacob) mais ne réussit pas toujours à achever sa mission éducative: trop d'obstacles épistémologiques, pédagogiques et sociopolitiques (Roqueplo) viennent enrayer sa démarche. Nouvellement étudiée avec l'angle des études sur le loisir, la vulgarisation scientifique apparaît comme un produit symbolique d'acculturation. Cette thèse fait l'objet d'une étude empirique portant sur le public de Québec Science, avec le soutien actif de la revue. Les résultats partiels de la recherche dévoilent un aspect double de la pratique de lecture. D'une part, les lecteurs cherchent à s'informer: ils ne sont pas passifs mais, au …
L'objectif de divulgation du savoir à grande échelle que s'est fixé la vulgarisation scientifique est largement contesté par certains théoriciens de la vulgarisation scientifique (Roqueplo). La question n'est peut-être plus de savoir s'il y a apprentissage ou non, chez les "consommateurs" de vulgarisation scientifique, mais de commencer à le mesurer et l'utilisation qui en est faite. Or la lecture régulière de vulgarisation est un acte de consommation et correspond donc à une pratique sociale particulière. La signification de ce type de lecture dépasse la simple fonctionnalité de la revue et les finalités déclarées par les lecteurs et participe à une …
Le but de la vulgarisation scientifique est la divulgation du savoir à grande échelle. Ce but est unique et ne ressemble à aucun autre. À l'enseignement (Rougeole), ni aux revues dites savantes (Jourdain). Ces restrictions mises à part, notre recherche s'attache à l'audience de la vulgarisation scientifique dans le cas d'un magazine spécialisé. Nous décrivons les comportements de lecture et les motivations du lectorat. Puis nous élaborons un modèle de comportement culturel qui tiendra compte à la fois d'une attitude idéologique (conformité sociale et processus d'opinion) et de conditions psycho-sociales (désajustements professionnels et personnels). Nous apprenons des hypothèses sur les …