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Lors d'une récente analyse empirique Smith et Prairie (soumis) ont démontré que la capacité de rétention nette en phosphore des lacs était statistiquement reliée à la charge en azote imposée à ceux-ci. À l'été 1989, on procéda à une série d'expériences mésocosmiques impliquant douze enclos cylindriques plastifiés de 3640 litres chacun sur le lac Cromwell (Saint-Hippolyte, Québec). Le but de cette expérience était de tester l'effet des ajouts en phosphore et azote sur la sédimentation nette en phosphore. Ces résultats démontrent que la sédimentation nette en phosphore des lacs n'est pas seulement fonction des apports en phosphore et de l'hydrologie …
L'application de modèles permettant de prédire le degré d'eutrophisation des lacs dépend directement de la précision avec laquelle la capacité de rétention du phosphore peut elle-même être estimée. Nous avons recueillies de la littérature des données sur 187 lacs d'Amérique du Nord dans le but de comparer le degré de précision de sept modèles prédisant la rétention du phosphore. Les résultats montrent qu'un modèle basé sur T, le temps de renouvellement hydraulique, s'avère supérieur tant à sa généralité qu'à sa précision. Nous discuterons des implications théoriques de ce modèle ainsi que de sa valeur pratique dans l'aménagement des lacs.