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Comment peut-on distinguer les singularités légitimes (différences, dissemblances, raretés, etc.) des figures du désordre (déviances, pathologies, anomies, etc.) qui activent la « main invisible de l’intervention » des sociologues aussi bien conservateurs que critiques ? Quelles sont les conditions normatives actuelles de l’inquiétude, l’étonnement et l’indignation des sociologues ? Comment bascule-t-on de la série « observer, comprendre et laisser être » à celle « s’inquiéter, analyser et intervenir » ? Comment penser le contexte normatif actuel en termes de fonctions liminaires (possible-impossible, pensable-impensable, etc.) et d’interfaces (humain-non humain, social-psychologique, conforme, déviant, etc.) ? Comment peut-on « lire » notre manière …
Depuis une trentaine d’années, la recherche en sciences sociales et humaines est confrontée à de nouveaux paramètres d’acceptation éthique. Les comités d’éthique de la recherche (CDR) imposent des critères « maximalistes » mettant en lumière des risques éventuels que les « sujets humains » pourraient subir, des avantages qu’ils devraient tirer ou des droits de participation (ou de regard) dont ils pourraient (ou devraient) se prévaloir. Les portes paroles officiels des « sujets humains » mobilisent le registre de l’éventuel (risque, droit, bénéfice, etc.) pour la démarche d’approbation du certificat d’éthique (CDE).Au-delà des débats sur l'identification des acteurs, intérêts ou …
Si les épreuves sociales sont à la fois 1) des défis historiques concrets, socialement produits et inégalement distribués auxquels les individus doivent se confronter de manière singulière et/ou collective et 2) des opérateurs analytiques nous permettant de relier l'histoire et les places sociales aux les itinéraires personnels (Martuccelli, 2012), il est clair qu'on fait essentiellement allusion à des jeux relations (actions, réactions, résistances interactions, etc.) modulées et différentiés en fonction de conditions de possibilité largement sociétales (cadres de l'expérience). Les épreuves de la normativité sociale sont autant un niveau de la réalité qu'un analyseur de «ce qui pose problème» à …
La consommation accrue de médicaments de performance sociale (enfants, adultes, personnes âgées) mais surtout la croissante légitimité des usages adaptatifs de psychotropes invitent à revisiter les catégories traditionnelles avec lesquelles fonctionnalistes et interactionnistes ont tenté de saisir aussi bien les modes d'adaptation (et d'inadaptation) que les sanctions sociales des écarts à la norme. Si l'une des définitions traditionnelles de la déviance désignait le défaut d'obéissance (supposé ou réel) aux normes instituées par un groupe, doit-on penser, à la lumière de ces cas de figure, à mobiliser des catégories de la déviance caractérisées par la sur-obéissance ou encore par l'hyper responsabilité, …
Les névroses sont aujourd'hui empiriquement incarnées par les anxiodépressions tandis que les psychoses le sont par les schizophrénies et les troubles graves de la personnalité. Sociologiquement parlant, un problème de santé mentale peut être compris de manière générale comme l'imbrication historiquement volatile de deux dimensions à la fois empiriques et théoriques : le «mentale pathologique» et le «social problématique». Même si la première semble le domaine d'étude des disciplines psycho-médicales et la deuxième des disciplines anthropo-sociologiques, ces deux dimensions sont intimement liées à l'individualité ordinaire. Les sociétés contemporaines d'individualisme et de singularisme de masse offrent un contexte stimulant pour repenser …
La législation actuelle sur la protection despersonnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui(Loi P.38) redéfinit les règles, les pouvoirs et la procédure d'internementcivil qui liaient dans un même geste la garde, l'évaluation et le traitement.Puisque la loi en vigueur n'autorise plus le traitement psychiatrique contre legré des personnes évaluées comme «dangereuses» ou «étant en danger», d'autresinstruments légaux doivent alors être mobilisés, à savoir : les autorisationsjudiciaires de soins (AJS). Comment fonctionne-t-il ce dispositifjurico-psychiatrique et quels sont les droits et pouvoirs des partiesconcernées ? Qui sont les personnes touchées par les AJS et quelle est leursituation …