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La plupart des penseurs qui ont réfléchi sur la notion de crise sont unanimes à penser qu'elle est victime d'une inflation qui l'a banalisée et vidée de toute signification. Les épithètes qui l'accompagnent – économique, sociale, politique, psychologique, etc. -, qui n'ont cessé de se multiplier, nous obligent à la repenser en essayant de dégager un certain nombre de composantes qui nous permettront d'en reconstituer le sens. Ce sera notre démarche préparatoire; elle sera suivie d'une analyse qui cernera la crise du couple et en dégagera ses caractéristiques essentielles.
L'œuvre de la romancière israélienne Zeruya Shalev – Vie amoureuse, Mari et femme, Théra - est consacrée à une réflexion sur l'amour moderne et à l'analyse de la crise de couple. C'est avec une grande finesse clinique qu'en suivant la pensée de la narratrice de ses romans, elle analyse les différentes étapes par lesquelles passe la décomposition du couple, la douleur presqu'interminable de la séparation et la libération tant souhaitée qui ne se produit pas. Elle pose, à travers les diverses situations que vivent ses personnages, le problème de la rupture, de l'arrachement et de la perte.
La notion de restes est centrale dans l’œuvre de JA. Dans L’intraduisible, elle affirme que le journal de déportation de son père délivre une sagesse de vie qui peut être résumée dans trois expressions : savoir faire avec les restes, inhumer les restes, inscrire les restes. C’est une sagesse qui dicte de prodiguer des soins à ce qui reste. Or ces différentes opérations impliquent d’abord qu’on traduise ces restes. Comme elle l’écrit dans l’avant-propos de L’intraduisible : «Pour recueillir et transmettre ce qui reste d’une culture détruite, il faut le traduire.» Que faut-il alors entendre par traduire, par traduction? S’agit-il, …
Psychanalyse et survivance coïncident-elles? Pour répondre à cette question, j’interrogerai l’œuvre d’Aharon Appelfeld et, particulièrement, son livre Histoire d’une vie. Appelfeld, contrairement à Primo Levi ou à Jean Améry, refuse le qualificatif d’écrivain ou de témoin de la Shoah. Ses écrits ne portent pas sur les années de guerre et n’ont pas de prétention historique ou documentaire ; ce sont principalement des écrits fictionnels qui portent sur l’avant, l’après et sur ce qui se déroule parallèlement à la catastrophe qui demeure irreprésentable. L’exploration de son œuvre me permettra d’interroger le lien possible entre Survivance et psychanalyse. Les thèmes de l’enfance, …