Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Le constructivisme moral se constitue comme une troisième voie permettant d'éviter les écueils respectifs d'un cognitivisme réaliste d'un non-cognitivisme anti-réaliste. La procédure constructiviste doit nous permettre d'assumer que les principes moraux sont le résultat d'une construction tout en continuant à soutenir qu'ils sont dotés d'une forme d'objectivité. Je souhaite défendre cette option constructiviste en m'appuyant, notamment, sur la formulation qu'en propose Aaron James. Je chercherai néanmoins à préciser cette formulation du constructivisme en insistant sur le fait qu'un certain nombre d'arguments nous imposent de renoncer à ce qu'on pourrait appeler un « constructivisme intégral » (Korsgaard, 2003). Nous devons reconnaître …
On considère, la plupart du temps, que la pensée de Rawls s’inscrit dans une démarche kantienne et qu’à ce titre, la théorie de la justice comme équité a d’emblée une prétention à l’universalité et une dimension normative catégorique. Pourtant, si Rawls se réclame bien, sur certains points et à certains égards, de Kant, c’est surtout pour mettre en avant son constructivisme. Rawls opère alors une réinterprétation radicale du concept de vérité morale. Il s’oppose à l’idée selon laquelle il existerait, de toute éternité, des faits moraux et affirme que la seule vérité morale qui soit – puisqu’il ne semble pas …