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Dans cette communication, je vais remettre en question la thèse répandue selon laquelle un réaliste scientifique cohérent devrait adopter une approche non épistémique de la vérité. Pour ce faire, je vais m’appuyer sur un des arguments bien connus, bien que souvent mal interprétés, d’Hilary Putnam contre le réalisme métaphysique. Mon argumentation permettra de mettre en évidence un fait qui a été largement inaperçu par les lecteurs de Putnam, c’est-à-dire qu’au lieu de constituer une remise en question du réalisme scientifique, la critique putnamienne du réalisme métaphysique constitue un argument en sa faveur.
Au troisième chapitre de son ouvrage Pluralisme scientifique. Enjeux épistémiques et métaphysiques (2013), Stéphanie Ruphy examine la question de la représentation scientifique et conteste, dans ce contexte, la compatibilité d’une position pluraliste avec le réalisme scientifique. Son argument repose sur l’existence en astrophysique et en cosmologie de ce qu’elle appelle des cas de « pluralités incompatibles permanentes », c’est-à-dire l’existence permanente de représentations rivales (incompatibles) d’un même phénomène ou d’un même aspect d’un phénomène, qui bénéficient d’un support empirique et d’un pouvoir explicatif comparable. Il s’agira dans cette communication de montrer que la cible de Ruphy n’est pas le réalisme …
On dit souvent qu'Hilary Putnam a changé d'avis au début des années 1980 concernant la question du réalisme. Il s'agit de montrer que, non seulement il n'a jamais véritablement endossé le réalisme métaphysique, mais que l'on retrouve déjà, dans ses travaux antérieurs au réalisme interne, la présence d'une forme de réalisme qui s'apparente tellement à ce dernier qu'il semble justifié de parler d'une certaine permanence dans sa pensée envers la question du réalisme.
Je présente dans un premier temps les principaux arguments d’Hilary Putnam pour l’objectivité morale pour ensuite esquisser quelques critiques à leur égard. Les arguments en question stipulent qu’en dépit de l’argument de « l’étrangeté des valeurs » de John L. Mackie, nous devrions reconnaître l’objectivité des jugements de valeur en vertu de leur indispensabilité pour le discours objectif par excellence qu’est le discours scientifique. L’argumentation de Putnam souffre d’au moins deux problèmes. Le premier est que l’on pourrait très bien argumenter d’une manière similaire pour l’objectivité des jugements esthétiques, alors que cette thèse reste considérablement plus controversée que celle de …
Traditionnellement, on a associé l’indispensabilité des mathématiques au platonisme. Puisque Putnam défend depuis longtemps l’indispensabilité des mathématiques, plusieurs auteurs lui ont attribué la défense d’une telle forme de réalisme ontologique en philosophie des mathématiques. C’était le cas d’Yvon Gauthier dans une de ces critiques au réalisme quasi empiriste de Putnam dans un article de 1978 intitulé « Foundation Problems of Number Theory ». Dans cette conférence, je voudrais répondre à l’argument de Gauthier afin de mettre en évidence le fait que Putnam n’a jamais défendu quelque forme de platonisme que ce soit en philosophie des mathématiques.