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Si on admet qu'on est toujours dans une phase globale, pourquoi, alors, passer de la compétence à la capacité ? C'est la question à laquelle ce papier s'attelle. Il s'évertuera à montrer, c'est le cœur de la thèse ici défendue que, de la compétence à la capacité, la différence n'est pas seulement de degré (adéquation à une mondialisation en vitesse de croisière) mais de nature.Les choix des termes n'est jamais neutre. En management moins qu'ailleurs. Pourquoi spécifiquement en management ? Car le management renvoie fondamentalement à la dimension du pouvoir en organisation. Or, aucun individu n'échappe au pouvoir (Crozier et …
La communication est destinée à montrer en quoi et comment ce que nous appelons la technicisation de la notion de capacité, soit sa conceptualisation via la théorie des ressources contribue en fait, sinon en droit, à opacifier la mission du manager qui fut longtemps lisible et visible dans la politique offensive des plus grandes multinationales en matière d’emploi.
Nous sommes partis des critiques jadis émises par James March sur la notion de but, seulement, selon lui, attribuable à des individus, non à des organisations. Or, précisément, la phénoménologie de l’homme capable en organisation a fait émerger un archétype en la personne de l’expert, conjuguant des capacités (qu’on pourrait rapprocher des vertus antiques, notamment la prudence) qu’un parcours de la reconnaissance (entrepris sous la direction de Paul Ricœur) a pu faire émerger. S’incarnant en l’expert et en l’expertise (Cf. Jean-Yves Trépos : Sociologie de l’expertise), la capacité organisationnelle nous éloigne donc des critiques « marchiennes » adressées à de …
Dans cette communication, je propose une « phénoménologie de l’homme capable » en organisation. Pour établir cette phénoménologie, on met à profit la parenté établie par Paul Ricœur (in Parcours de la reconnaissance) entre la problématique des capacités et celle de la reconnaissance, dans le but d’ « épaissir » la théorie de cette dernière. L’homme capable, c’est celui qui prononce la sentence « Je peux ». Or, à cette sentence se rattache une « sorte de certitude et de confiance « (Ricœur) qui renvoie à une acception majeure du verbe reconnaitre, à savoir le « tenir pour vrai », …