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Cette présentation propose un examen des possibles usages de l'intersectionnalité et des approches narratives pour cerner la fonction et la place qu'occupent les «récits de localisations» entrelacés dans les récits d'expérience des femmes immigrantes à propos de la violence.
Au cours des vingt dernières années, un effort important a été accompli au Québec pour agir sur le phénomène de la violence conjugale et sur ses conséquences. Malgré cela, on peut constater que l’intervention éprouve de la difficulté à rejoindre les populations stigmatisées et marginalisées (pauvres, immigrantes, autochtones ou itinérantes). Dernièrement, la pertinence des modèles théoriques qui sont utilisés en intervention a été remise en question parce qu’ils produisent des discours et narratifs qui ne prennent pas suffisamment en compte les diverses réalités et trajectoires biographiques de plusieurs femmes dont les expériences sont aggravées par la position sociale qu’elles occupent. …
L’intersectionnalité est de plus en plus utilisée pour expliquer la violence conjugale envers les femmes vivant en contextes de vulnérabilité. Comme on la connaît aujourd’hui, cette approche a été développée par les féministes américaines africaines pendant les années 1980 et a évolué en une théorie intégrée qui explique comment le genre s’entrecroise avec la race, l’ethnicité et la classe pour transformer les expériences d’inégalité et de violence dans la vie des femmes noires et autres femmes marginalisées. S’inspirant de la pensée postmoderne, une nouvelle formulation a été faite par des féministes européennes, qui accorde une importance moins grande à la …