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Nous interrogerons le fonctionnement d’un topos littéraire qui repose sur un raisonnement croisé entre langage littéraire et vie/silence et mort. Par topos, entendons un schème discursif caractéristique d’un type d’argument dont se sert une communauté de locuteurs pour rendre homogène ses représentations du monde. Comme le soutient le narrateur de ''Jan Karski'' (Yannik Haenel, 2009) : « J’ai parlé parce que j’ai pensé que ma parole redonnerait vie aux morts. Parler, c’est faire en sorte que tout ce qui est mort devienne vivant, c’est rallumer le feu à partir de la cendre ». Si l’articulation de ce topos de la …
Dans la littérature émergeante sur le génocide au Rwanda, nombreux sont les écrivains francophones (Diop, Murambi. Le livre des ossements, 2000; Lamko, La Phalène des collines, 2000; Waberi, Moisson de crânes, 2000) qui font appel aux représentations d'Auschwitz pour dire l'extrême contemporain. Comme si les lieux du crime nazi pouvaient dorénavant servir de stéréotypes discursifs (Plantin, Essais sur l'argumentation, 1990) pour donner sens à l'inhumain d'aujourd'hui. Or, dans les récits de la Shoah, ces stéréotypes empruntent davantage au domaine du vrai, non vraisemblable pour dire l'indicible (Rinn, Les récits du génocide, 1998). Aussi paraît-il difficile d'admettre que le recours à …