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Le dire, dans un contexte de narration de l’épouvante et de l’inimaginable, semble résister à une certaine fluidité du récit, car pour le sujet de l’énoncé, il s’agit de dire un silence, un soupir, la présence d’une absence, un vide et une totalité. Ainsi, face à des événements aussi éprouvants que le génocide, le témoin n’échappe pas à ce que Maurice blanchot appelle « la parole fragmentée » qui, dans son déploiement, tait des zones de l’énoncé, « cache un secret : plus exactement le porte » (Blanchot, ''L’amitié'', Paris, Gallimard, 1971, p. 177). Que ce soit au niveau de …
Le problème de fond du témoignage du génocide est d’abord celui de son dire car, sa complexité en tant que scène de la pensée, impose à l’énonciation une dialectique qui n’est plus de l’ordre du récit composé, mais l’actualisation et l’actualité d’un événement, d’un ayant-dont la dynamique échappe à toute logique narrative ou de l’histoire. Le témoignage repose, de ce fait sur une herméneutique du vécu, du vivant et du survivant et ne se décline pas toujours sur le mode d’une mémoire linéaire de l’histoire mais bien comme le spectre de la mort, l’angoisse d’un Moi étriqué de questions sans …
La présente communication se propose d’étudier les variations et variétés des textes et des formes qui innervent la fiction francophone devenue un véritable routard des genres, des savoirs, des dispositifs typographiques et discursives. Par-delà les stratégies narratives vingtiémistes du cut and paste, du collage, du mélange, il importe de voir chez certains écrivains ou cinéastes le désir, voire l’obsession de faire de l’espace graphique et scénique de l’œuvre un lieu fédérateur de mémoires multiples, de différentes frictions de l’inspiration, de pensées et d’œuvres diverses qui finissent par annuler leur propre autonomie pour s’inscrire dans une valeur d’ensemble dont l’homogénéité n’est …