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Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer le comportement des mots à h aspiré en français. Tranel (1995) rapporte des analyses au niveau squelettal, syllabique, segmental, ou par diacritique. Ces propositions se basent surtout sur les alternances internes au français. Dans cette communication, je discute de deux sources de données externes supportant l'approche segmentale, soit que le h aspiré est un phonème abstrait (transcrit ici par [L]) faisant partie de l'inventaire du français. Je discute premièrement d'exemples provenant de la phonologie des emprunts. Certaines études montrent que le phonème anglais [h] n'apparaît pas en surface dans les emprunts adaptés en …
Dans son livre sur l'acquisition de la phonologie, Fikkert (1994) explique les différents stades d'acquisition de la structure syllabique chez l'enfant hollandais par l'acquisition de gabarits syllabiques. Par exemple, Fikkert propose que, au stade 1, le gabarit se compose maximalement d'une attaque et d'un noyau non branchants, ce qui rend compte du fait que les premiers mots prononcés par l'enfant prennent la forme d'une syllabe ouverte (CV). Même si l'hypothèse des gabarits syllabiques de Fikkert permet une bonne description des faits observés, elle ne permet cependant pas d'expliquer formellement de quelle manière la syllabe chez l'enfant passe de la forme …
Une analyse dans le cadre de la théorie des contraintes et stratégies de réparation (TCSR; cf. Paradis 1988a,b) permet de prédire de quelle manière les emprunts sont adaptés. Les segments de la langue source perçus comme mal formés du point de vue de la langue emprunteuse sont généralement minimalement modifiés par la langue emprunteuse, plutôt qu'élidés. Des 1 884 cas de segments mal formés étudiés dans 756 emprunts français en kinyarwanda, seulement 3 cas (0,2%) résultent en une élision du segment problématique. Par exemple, une voyelle nasale française problématique pour le kinyarwanda est totalement adaptée en position non finale. La …
Paradis, LaCharité et Lebel (1994) ont démontré, dans le cadre de la théorie des contraintes et stratégies de réparation (Paradis 1988a, b), que les adaptations phonologiques d'emprunts français en pei et d'emprunts anglais en français québécois sont effectuées en fonction des principes de minimalité et de préservation et du seuil de tolérance. Le principe de minimalité pose que les adaptations doivent être effectuées de façon économique, au niveau de la contrainte violée, tandis que le principe de préservation dit que l'information phonologique doit être préservée au maximum. La préservation phonologique est toutefois limitée par le seuil de tolérance, qui limite …