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La question du rapport au savoir occupe désormais une place importante dans les préoccupations de recherche des didacticiens et des didacticiennes des sciences. Il devient de plus en plus patent que de manière concomitante à leur appropriation des savoirs dits scientifiques les élèves développent un rapport à ces savoirs qui est plus ou moins émancipateur. C'est ainsi que bon nombre d'entre eux parviendront à croire que seuls une minorité de personnes particulièrement douées peuvent avoir accès à l'univers des technosciences et contribueront alors, sans nécessairement s'en rendre compte, à la (re)production de la hiérarchie sociale des savoirs et des pouvoirs …
Quel que soit l’angle sous lequel on la regarde - les mots, les images, la chose elle-même -, la mer tient une place exceptionnelle dans la pensée grecque antique. C’est que la Grèce d’Homère et d’Hésiode, de Thucydide et d’Aristote, est moins une terre qu’une masse d’eau insérée dans les moindres espaces du sol commun. Eau fondamentale, surface fuyante en même temps que route liquide, cuve du mal pourtant porteuse de tous les rêves, il a fallu l’apprivoiser, la dompter, l’exorciser. Les Grecs n’y auraient-ils pas appris plus qu’ailleurs à cultiver la confiance, la curiosité, l’espoir? Chercher l’être sous les …
Quand ils font l'histoire de la botanique, les auteurs citent habituellement Théophraste d'Eresos comme premier botaniste, sans trop entrer dans le détail de son œuvre cependant. Il est cependant un ensemble d'œuvres, antérieures à celle de Théophraste, qui mériteraient autant l'attention des historiens de cette science: le Corpus d'Hippocrate regroupe des traités médicaux des Ve et IVe siècles grecs qui abondent en notations sur les végétaux et témoignent d'une connaissance des plantes qu'on a peu soulignée jusqu'à maintenant. Après avoir exposé comment les Hippocratiques rendent compte des plantes qui les entourent, l'auteur présentera certaines données sur le vocabulaire botanique dans …
Le médecin grec de l'époque hippocratique est un homme de métier que rien à prime abord ne différencie de l'artisan ordinaire: il tient boutique dans les lieux publics, exerce son métier 'moyennant salaire', tout en devant soigner constamment sa publicité. Charlatans, prêtres guérisseurs, beaux parleurs et artisans consciencieux se disputent le titre de médecin. Chaque groupe multiplie ses efforts et ses arguments pour que soit reconnue sa compétence: c'est dans ce milieu 'médical' particulièrement hétéroclite et souvent cabotin que certaines écoles médicales notamment l'école hippocratique, tenteront de dégager un art rationnel, sinon scientifique.
Dans le traité écologique des Airs, des Eaux et des Lieux, Hippocrate expose la situation géographique de la Scythie, et mentionne les monts Riphées quelques lignes après avoir dit que "les plaines hautes (μετεωρα) et nues de la Scythie ne sont pas couronnées de montagnes". Il faut en conclure d'après le texte, que le médecin s'inspire de la géographie ionienne, dans laquelle cependant sa tendance scientifique lui impose un tri: oui aux monts Riphées, qu'il assimile à l'extrémité relevée du disque terrestre, non aux Hyperboréens de l'au-delà.