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On admettait jusqu'à présent que la sporification précédait la formation de cristaux (protéine, endotoxine) dans les cellules du Bacillus thuringiensis, ou que ces deux processus étaient synchronisés. Les résultats de nos expériences indiquent que l'incubation des cultures de cette bactérie à des températures de 10° ou 12°C inférieures à l'optimum prévient la sporification sans empêcher la formation des cristaux. Le phénomène observé permet de jeter un peu de lumière sur la nature du processus de formation de cristaux et ouvre la possibilité de produire des cristaux purs de B. thuringiensis toxiques pour certaines espèces de lépidoptères.
En 1961, nous avons isolé dans le "Thuricide" No D-03039 une substance très toxique pour différentes espèces d'insectes, notamment pour les Diprionides (Hyménoptère). Cependant cette substance est très labile et facilement inactivée par la lumière, l'air libre, des températures élevées et différents oxydants. Certains résultats obtenus nous laissent croire que la toxine dans cette substance est une exotoxine de nature protéique. Par exemple, l'addition de formol transforme cette toxine en toxoïde qui conserve ses antigènes. Nous avons essayé différents moyens pour prévenir l'inactivation de cette substance, notamment par l'addition de glucose et le changement de pH.
Des recherches conduites à la fois en laboratoire et dans le champ depuis 1957 ont permis d'augmenter considérablement le pouvoir pathogène d'une souche originale de virus s'attaquant aux larves de la mouche à scie du pin gris (Neodiprion swainei Midd.). Il est possible maintenant d'utiliser avec avantage ce pathogène dans la lutte contre ce dangereux insecte. Le virus est appliqué au moment où les larves sont au 1er et 2e âges en solution aqueuse comprenant un million de polyèdres par ml. Une fois implanté dans un territoire donné, le virus se maintient pendant plusieurs années par transmission héréditaire et il …