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Le projet de l'Index des livres interdits, amorcé en 1981 au Centre de la Renaissance de l'Université de Sherbrooke, s'achemine vers son achèvement. Ceux qui y oeuvrent se sont donnés pour tâche de recenser et d'identifier tous les ouvrages qui furent mis à l'Index par l'Église catholique du XVIe au XXe siècle, que ce soient les Universités, l'Inquisition ou la Congrégation de l'Index. Plusieurs problèmes se sont posés: reconstituer les listes exactes des condamnations de même que les listes préparatoires, les circonstances et les modalités de leur préparation, la répétition des condamnations d'un Index à l'autre, mais aussi identifier les …
Historien, juriste, pamphlétaire, philologue, Etienne Pasquier (1529-1615), s'est consacré, au cours d'une longue et fructueuse carrière, à la défense des institutions et de la culture française. Tout en admirant l'antiquité classique, il a plaidé pour l'usage du français contre le latin, du droit coutumier contre le droit romain. Catholique sincère, il n'en a pas moins défendu avec acharnement les libertés de l'Église de France contre les ultramontains.
L'établissement des Jésuites en France suscita de vives controverses au sein de l'Université de Paris qui craignait ainsi de voir disparaître ses privilèges. Elle intenta en 1565 un procès à la Compagnie de Jésus devant le Parlement de Paris, et choisit comme avocat Etienne Pasquier (1529-1615). Ce dernier, dans son Plaidoyer et surtout dans ses œuvres subséquentes : les Recherches de la France, ses Lettres et le Catéchisme des Jésuites, se fit l'interprète de la plupart des griefs adressés aux Jésuites : incitation au régicide, fidélité inconditionnelle à la Papauté, corruption de la jeunesse, collaboration avec les Espagnols.
La communication porte sur l'interprétation des libertés de l'Église gallicane par les juristes français de la fin du XVIe siècle. L'auteur, qui a présenté une thèse de doctorat sur ce sujet à l'Université de Poitiers, veut montrer de quelle manière le gallicanisme, après trois siècles de préparation, a acquis au sein du Parlement de Paris les caractères essentiels qu'il a conservés jusqu'à sa disparition.