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En portugais, la distribution des variantes du /r/ dépend de leurs positions syllabiques : [R] fort en début syllabique non-branchant et non-intervocallique ('R,ei, Is-'R,aeI), [r] faible en début branchant ou intervocalique ('t'r'es, ca'r'o); en coda, /r/ est fort, faible ou rétroflexe, selon les dialectes. Comme ce dernier subit un ajustement, suivi de la resyllabification de phrase, il apparaît que les règles opérant la position de début syllabique doivent s'appliquer à l'intérieur du mot tandis que les règles s'appliquent au niveau de la phrase. Cette indépendance des deux processus se reflète dans les développements dialectaux, et explique un certain nombre de …
Dans l'analyse proposée ici la tension et la longueur vocaliques jouent des rôles indépendants, tant au niveau sous-jacent qu'au niveau des représentations de surface. La tension est marquée lexicalement; la longueur est produite par une règle d'allongement; la diphtongaison dépend de l'accent et de la tension d'une voyelle, mais non pas de sa longueur. Toutes les règles proposées sont sans exception, et non-ordonnées. Cette analyse rend compte de façon naturelle des nombreuses formes où un allongement ou une diphtongaison mais non diphtongique, c'est-à-dire de formes quasi-minimales comme fête/fête, sage/sage, (qu'il) fasse/fasse, sâpée/pant, topaze/topaze, etc. Elle rend compte également de certaines …
Plusieurs analyses de la diphthongaison en ancien français ont été faites, qui présentent toutes des inconvénients majeurs : elles ne tiennent pas compte des rapports étroits entre la diphthongaison, la syllabation, l'accent et la syncope. Elles supposent en plus une complexité d'évolution qui n'est pas justifiée. Une analyse générative en traits distinctifs permet d'éclaircir le rapport entre toutes ces changements, et permet en plus de dégager les généralisations importantes, montrant que comme pour le hellénocentum continental et latin classique, la diphthongaison est le relâchement du français québécois, et enfin les ajustements de timbre vocalique dans les langues en général.
Des règles phonologiques, formellement dissimilaires et non-adjacentes, donnant pourtant un même résultat et ayant par conséquent une parenté fonctionnelle, constituent ce que l'on appelle en phonologie générative une conspiration. En examinant un à un quelques-uns des changements phonétiques du passage du latin à l'ancien français, on peut voir se former un excellent exemple d'une telle conspiration. La syncope, l'apocope, l'épenthèse, des réductions consonantiques et la dérivation semblent toutes collaborer à assurer que toute sortie de la composante phonologique se plie à des restrictions de structure syllabique très générales. De plus, il semble que la conspiration ne soit pas tout simplement …